Depuis neuf mois, les cours dans l’enseignement public, primaire et secondaire riment avec grèves des enseignants maliens. Selon leur propre décompte, ils ont, au total pendant cette période, boycotté pendant trois mois les cours afin d’obtenir gain de cause.
« Nous avons décidé de durcir le ton parce que le gouvernement n’a pas respecté ses engagements. L’État malien n’accorde aucun intérêt à l’école publique. Aujourd’hui, nous sommes engagés, mobilisés partout dans le pays pour que l’État malien puisse honorer ses engagements afin d’adopter le statut du personnel enseignant de l’enseignement fondamental secondaire préscolaire », explique à RFI Adama Fomba, porte-parole des six syndicats de l’Enseignement qui lancent un nouveau mot d’ordre de grève.
L’adoption de ce nouveau statut des enseignants va coûter 5 milliards de francs CFA par an à l’État. Or, dit-on, il n’y a pas de «cagnotte». Pour soutenir les enseignants grévistes du public, l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) vient de provoquer une grève de 72 heures dans les écoles privées qui fonctionnent normalement. Au Mali, le spectre de l’année blanche plane, encore une fois, sur la tête des élèves des écoles publiques.
« Nous avons décidé de durcir le ton parce que le gouvernement n’a pas respecté ses engagements. L’État malien n’accorde aucun intérêt à l’école publique. Aujourd’hui, nous sommes engagés, mobilisés partout dans le pays pour que l’État malien puisse honorer ses engagements afin d’adopter le statut du personnel enseignant de l’enseignement fondamental secondaire préscolaire », explique à RFI Adama Fomba, porte-parole des six syndicats de l’Enseignement qui lancent un nouveau mot d’ordre de grève.
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