Face à la recrudescence des attaques xénophobes en Afrique du Sud, le gouvernement nigérian a lancé une opération d'évacuation d'envergure.
Dans un communiqué publié ce jeudi, la ministre des Affaires étrangères a annoncé que « le gouvernement fédéral s'est engagé à rapatrier tous les Nigérians qui ont manifesté leur volonté de rentrer chez eux » avant le 30 juin.
Alors qu'un premier groupe de 258 citoyens est déjà arrivé à Lagos, plus de 742 autres sont attendus dans les prochains jours.
La ministre a fermement dénoncé la précarité des Nigérians sur place, soulignant que « lorsque vos citoyens sont harcelés, alors qu’ils ont passé des années à construire leur vie dans un autre pays, cela devient une préoccupation majeure pour le gouvernement ».
Elle a déploré l'absence de réciprocité, rappelant que plus de 120 entreprises sud-africaines opèrent librement au Nigeria, « alors que les Nigérians en Afrique du Sud sont confrontés à une réalité bien différente ».
Sur le plan diplomatique, le Nigeria pointe du doigt l'inefficacité des accords de protection signés en octobre 2025, non activés par Pretoria.
Le pays rejoint ainsi d'autres nations africaines, comme le Ghana et le Zimbabwe, qui ont également entamé le rapatriement de leurs ressortissants face à cette escalade de violence.
Dans un communiqué publié ce jeudi, la ministre des Affaires étrangères a annoncé que « le gouvernement fédéral s'est engagé à rapatrier tous les Nigérians qui ont manifesté leur volonté de rentrer chez eux » avant le 30 juin.
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