Lors d’une conférence tenue ce jeudi 1er octobre 2026, d’anciens détenus de l’affaire Imam Alioune Ndao sont revenus sur leurs années de détention et ont demandé la libération des personnes qui restent en prison. Moustapha Diatta, qui affirme avoir passé trois ans et six mois en détention, ainsi que Saliou Ndiaye et Boubacar Décoll Ndiaye, ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme « une injustice ».
Selon leurs déclarations, cinq personnes sont toujours détenues, parmi lesquelles Abdou Aziz Dia, Ibrahima Diallo, Abdou Dia et Ibrahima Ly. « Il n’y a pas de preuves», a déclaré Saliou Ndiaye. Il a également affirmé qu’ « Il n’y a aucune preuve inculpant Matar Diokhané et ses codétenus. »
Saliou Ndiaye est également revenu sur l’évolution de la législation antiterroriste. « La loi évoquant le terrorisme de 2007 a été modifiée par Macky Sall en 2016 après nous avoir incarcérés. En 2021-2022, ils ont encore modifié la loi et ainsi ils ont libéré tous ceux qu’ils avaient arrêtés », a-t-il déclaré. « Pour ne pas dire que ces gens sont aujourd’hui emprisonnés injustement, pourquoi ne pas les libérer comme ça a été fait avec les autres ? »
Une arrestation à trois (03) heures du matin
Il a aussi évoqué les conditions de son arrestation : « On nous a arrêtés à trois (3) heures du matin, est-ce que c’est normal ? » Concernant les accusations de terrorisme, il a ajouté que « Quand tu accuses quelqu’un de terrorisme, présente les preuves, les personnes qu’il a violentées ou les actes que la personne a commis. Ils n’ont rien sur eux. »
Saliou Ndiaye a enfin rapporté les propos qu’aurait tenus, selon lui, un ancien commandant de la brigade de recherches, dont il dit taire le nom : « Il avait dit qu’Imam Ndao et ceux que l’on a arrêtés voulaient brûler le Sénégal car le daara Imam Ndao avait un camp d’entraînement. » Selon lui, cette affirmation n’a pas été démontrée devant le tribunal.
Boubacar Décoll Ndiaye a, de son côté, déclaré que « le terrorisme est la chose la plus dangereuse au monde et les Sénégalais jouent avec, car ici, on ne le connaît pas contrairement à certains pays. » Il a affirmé qu’au moment des arrestations, « l’État du Sénégal créait lui-même ses dossiers et arrêtait des gens qui ne peuvent même pas faire du mal à une mouche ».
Dix ans sans preuves
Revenant sur la Libye, il a cité une déclaration de Cheikh Tidiane Gadio concernant un supposé camp djihadiste où l’on parlait wolof. Il a également évoqué le cas de Matar Diokhané disant que « Matar Diokhané s’était rendu au Nigéria dans un parti contrôlé par l’État nigérian. Il était formateur dans une école. Juste pour ça, on l’a condamné à 20 ans de prison disant qu’il est le chef des terroristes. 20 ans pour quelqu’un qui n’a même pas une lame. Il n’a tué personne». Il a ajouté : « Je ne crois pas qu’il y ait une justice au Sénégal, 10 ans de prison sans preuve », avant d'appeler le président «à réparer cette injustice».
Moustapha Diatta a, pour sa part, évoqué le cas d’Abdou Hakim Mbacké Bao, affirmant qu’il est malade et reçoit des médicaments pour des troubles mentaux en prison. « Sa place ne se trouve pas en prison », a-t-il déclaré, estimant qu’un certificat médical aurait été caché lors de son jugement. Il a également demandé une indemnisation pour les anciens détenus et leurs familles « Les familles des victimes libérées comme détenues méritent de l’indemnisation. »
Moustapha Diatta a indiqué que son avocat avait demandé 100 millions de francs CFA, mais qu’il n’avait obtenu que 1,5 million : « J’ai payé un avocat à 1 million 300 mille. » Il a par ailleurs salué certains changements intervenus dans les conditions carcérales. « Avant, il y avait une fouille à nu des prisonniers et grâce au président et au ministre de la Justice, ça n’existe plus », a-t-il affirmé.
Selon leurs déclarations, cinq personnes sont toujours détenues, parmi lesquelles Abdou Aziz Dia, Ibrahima Diallo, Abdou Dia et Ibrahima Ly. « Il n’y a pas de preuves», a déclaré Saliou Ndiaye. Il a également affirmé qu’ « Il n’y a aucune preuve inculpant Matar Diokhané et ses codétenus. »
Saliou Ndiaye est également revenu sur l’évolution de la législation antiterroriste. « La loi évoquant le terrorisme de 2007 a été modifiée par Macky Sall en 2016 après nous avoir incarcérés. En 2021-2022, ils ont encore modifié la loi et ainsi ils ont libéré tous ceux qu’ils avaient arrêtés », a-t-il déclaré. « Pour ne pas dire que ces gens sont aujourd’hui emprisonnés injustement, pourquoi ne pas les libérer comme ça a été fait avec les autres ? »
Une arrestation à trois (03) heures du matin
Il a aussi évoqué les conditions de son arrestation : « On nous a arrêtés à trois (3) heures du matin, est-ce que c’est normal ? » Concernant les accusations de terrorisme, il a ajouté que « Quand tu accuses quelqu’un de terrorisme, présente les preuves, les personnes qu’il a violentées ou les actes que la personne a commis. Ils n’ont rien sur eux. »
Saliou Ndiaye a enfin rapporté les propos qu’aurait tenus, selon lui, un ancien commandant de la brigade de recherches, dont il dit taire le nom : « Il avait dit qu’Imam Ndao et ceux que l’on a arrêtés voulaient brûler le Sénégal car le daara Imam Ndao avait un camp d’entraînement. » Selon lui, cette affirmation n’a pas été démontrée devant le tribunal.
Boubacar Décoll Ndiaye a, de son côté, déclaré que « le terrorisme est la chose la plus dangereuse au monde et les Sénégalais jouent avec, car ici, on ne le connaît pas contrairement à certains pays. » Il a affirmé qu’au moment des arrestations, « l’État du Sénégal créait lui-même ses dossiers et arrêtait des gens qui ne peuvent même pas faire du mal à une mouche ».
Dix ans sans preuves
Revenant sur la Libye, il a cité une déclaration de Cheikh Tidiane Gadio concernant un supposé camp djihadiste où l’on parlait wolof. Il a également évoqué le cas de Matar Diokhané disant que « Matar Diokhané s’était rendu au Nigéria dans un parti contrôlé par l’État nigérian. Il était formateur dans une école. Juste pour ça, on l’a condamné à 20 ans de prison disant qu’il est le chef des terroristes. 20 ans pour quelqu’un qui n’a même pas une lame. Il n’a tué personne». Il a ajouté : « Je ne crois pas qu’il y ait une justice au Sénégal, 10 ans de prison sans preuve », avant d'appeler le président «à réparer cette injustice».
Moustapha Diatta a, pour sa part, évoqué le cas d’Abdou Hakim Mbacké Bao, affirmant qu’il est malade et reçoit des médicaments pour des troubles mentaux en prison. « Sa place ne se trouve pas en prison », a-t-il déclaré, estimant qu’un certificat médical aurait été caché lors de son jugement. Il a également demandé une indemnisation pour les anciens détenus et leurs familles « Les familles des victimes libérées comme détenues méritent de l’indemnisation. »
Moustapha Diatta a indiqué que son avocat avait demandé 100 millions de francs CFA, mais qu’il n’avait obtenu que 1,5 million : « J’ai payé un avocat à 1 million 300 mille. » Il a par ailleurs salué certains changements intervenus dans les conditions carcérales. « Avant, il y avait une fouille à nu des prisonniers et grâce au président et au ministre de la Justice, ça n’existe plus », a-t-il affirmé.
Autres articles
-
Polémique des 33 milliards : le ministre Abdourahmane Diouf sort du silence et s'en remet à l’IGE
-
Octobre Rose : le Président Bassirou Diomaye Faye appelle les femmes au dépistage
-
Décès du khalife de la famille Ba de Nioro du Rip : le Président Bassirou Diomaye Faye présente ses condoléances
-
Dakar : deux individus interpellés à Ouakam pour trafic de cocaïne
-
Dahra-Djolof : une quadragénaire donne naissance à des triplés







Polémique des 33 milliards : le ministre Abdourahmane Diouf sort du silence et s'en remet à l’IGE


