Consacrée à l’examen du projet de Loi de finances rectificative, la séance plénière de ce mardi s’annonçait houleuse, après le rejet du projet gouvernemental par la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire. Dès l’entame des travaux, Cheikh Diba, ministre de l'Économie, des Finances et du Plan, a sollicité un renvoi du texte pour «des discussions complémentaires» avec le parlement.
«La situation présente nous invite également à faire preuve de responsabilité, de discernement et de hauteur de vue dans nos relations institutionnelles. C'est dans cet esprit que le gouvernement souhaite solliciter le renvoi du projet de LFR en commission des finances, en s'inscrivant dans le cadre procédural prévu à l'article 84 du règlement intérieur de l'Assemblée nationale», a dit Cheikh Diba.
Le ministre a néanmoins précisé que la démarche sollicitée «ne traduit ni un renoncement du gouvernement à ses responsabilités, ni une volonté de contrôler le débat parlementaire». Il s’agit plutôt, toujours selon lui, d’œuvrer pour un cadre de «travail supplémentaire afin que les questions soulevées soient examinées avec toute l'attention nécessaire et que les possibilités de compromis soient explorées de manière sérieuse».
Dans la foulée de cette demande, Ousmane Sonko, président du parlement, a «donné acte» au gouvernement, avant de convoquer immédiatement la Conférence des présidents, qui déterminera dans les heures à venir les dates de travaux de la Commission de finances et de la séance plénière consacrée à l’examen de la LFR.
Les points de divergences
Dans le projet de LFR, le parti Pastef dénonce, entre autres, «des coupes budgétaires injustifiées» dans le social et exige au préalable un encadrement des «fonds spéciaux», qui concernent des budgets (Présidence, Primature, Assemblée nationale) qui ne sont soumis à aucune obligation de justification dans leur utilisation.
De son côté, l'exécutif soutient que le projet de LFR vise un redressement rigoureux de la trajectoire budgétaire nationale et s’inscrit dans le cadre de l’accord technique conclu avec le Fonds monétaire international, prévoyant l'octroi de 2,2 milliards de dollars (environ 1 243 milliards de francs CFA) sur une période de 36 mois pour soulager les finances de l’Etat.
«La situation présente nous invite également à faire preuve de responsabilité, de discernement et de hauteur de vue dans nos relations institutionnelles. C'est dans cet esprit que le gouvernement souhaite solliciter le renvoi du projet de LFR en commission des finances, en s'inscrivant dans le cadre procédural prévu à l'article 84 du règlement intérieur de l'Assemblée nationale», a dit Cheikh Diba.
Le ministre a néanmoins précisé que la démarche sollicitée «ne traduit ni un renoncement du gouvernement à ses responsabilités, ni une volonté de contrôler le débat parlementaire». Il s’agit plutôt, toujours selon lui, d’œuvrer pour un cadre de «travail supplémentaire afin que les questions soulevées soient examinées avec toute l'attention nécessaire et que les possibilités de compromis soient explorées de manière sérieuse».
Dans la foulée de cette demande, Ousmane Sonko, président du parlement, a «donné acte» au gouvernement, avant de convoquer immédiatement la Conférence des présidents, qui déterminera dans les heures à venir les dates de travaux de la Commission de finances et de la séance plénière consacrée à l’examen de la LFR.
Les points de divergences
Dans le projet de LFR, le parti Pastef dénonce, entre autres, «des coupes budgétaires injustifiées» dans le social et exige au préalable un encadrement des «fonds spéciaux», qui concernent des budgets (Présidence, Primature, Assemblée nationale) qui ne sont soumis à aucune obligation de justification dans leur utilisation.
De son côté, l'exécutif soutient que le projet de LFR vise un redressement rigoureux de la trajectoire budgétaire nationale et s’inscrit dans le cadre de l’accord technique conclu avec le Fonds monétaire international, prévoyant l'octroi de 2,2 milliards de dollars (environ 1 243 milliards de francs CFA) sur une période de 36 mois pour soulager les finances de l’Etat.
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