Les rues de Qaraqosh sont désertes, bordées de maisons en ruines ou brûlées. Sur le boulevard principal, un jeune homme en chemise à carreaux discute avec les militaires.
« Je suis originaire de Qaraqosh mais maintenant j'habite à Ainkawa près d'Erbil. Je suis venu pour Pâques. C'est un sentiment intense de visiter mon ancienne église même si elle est à moitié détruite. Notre ville nous ne pouvons pas l'abandonner pour toujours et l'oublier. C'est notre ville nous y avons des souvenirs, c'est difficile pour nous. J'espère que tous les habitants surtout lesréfugiés dans les villes autour reviendront bientôt pour commencer une nouvelle vie ici », dit-il.
Voilà cinq mois que la ville chrétienne a été libérée, Qaraqosh n'est pour l'instant peuplée que des milices chrétiennes qui assurent la sécurité de la ville. Parmi les miliciens, le lieutenant Milat. « Grâce à Dieu la situation est stable et nous travaillons dur en attendant que les civils reviennent. C'est très important que des familles habitent à nouveau la ville. Sans eux, tout semble mort. Il n'y a pas d'énergie pour reconstruire », estime-t-il.
L'eau et l'électricité sont en cours de réinstallation. Les autorités attendent les vacances scolaires avec impatience. Elles espèrent qu'une fois l'école finie, certaines familles décideront enfin de rentrer chez elles.
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