Dans le cadre du programme SAXAL JAAM, financé par l'Union européenne, le consortium composé de l'ONG 3D, du COSCE et du GRADEC a organisé, ce jeudi, un grand débat public sur l'Acte IV de la décentralisation et les pôles territoriaux. Il a eu lieu en présence de plusieurs acteurs de la société dont des élus un, des universitaires et du gouvernement.
Moundiaye Cissé demande une clarification sur le calendrier électoral
Le directeur exécutif de l'ONG 3D et coordonnateur du COSCE, Moundiaye Cissé, a insisté sur l'importance d'associer les citoyens et les élus locaux à cette réforme.
« Nous avons estimé qu'une réforme aussi importante que l'Acte III de la décentralisation et les pôles territoriaux ne peut pas être discutée entre experts, techniciens ou décideurs politiques seulement. Les citoyens doivent être impliqués. Les collectivités, les maires, les élus locaux doivent aussi davantage être impliqués parce que ce sont les citoyens qui vont vivre les conséquences de ces réformes », a-t-il déclaré.
Selon lui, l’objectif double de cette rencontre est d’expliquer la réforme aux citoyens et recueillir des recommandations pour améliorer le texte. « C'est pourquoi nous avons organisé cet atelier dont l'objectif est double : d'abord, mettre à niveau les citoyens sur le processus de finalisation de l'Acte III de la décentralisation. Mais ensuite, leur permettre d'émettre leur position sur cette réforme aussi importante que l'Acte III », a-t-il précisé.
Mais Moundiaye Cissé a surtout attiré l'attention sur les nombreuses incertitudes qui entourent le calendrier électoral. Il estime que cette situation n'est pas normale dans une démocratie.
« Cette rencontre se passe au moment où notre pays traverse une période d'incertitude institutionnelle sans précédent. Au moment où nous parlons, aucun maire ne connaît la fin de son mandat. Les députés ne le savent pas davantage. Les élections locales seront reportées ou pas, elles seront couplées avec les législatives ou pas. La CENA qui est prévue pour être l'organe de gestion des élections sera mise en place avant ou après ces élections... Autant d'interrogations, autant d'incertitudes qui, honnêtement, dans une démocratie, n'ont pas leur place », a-t-il martelé.
Le coordonnateur du COSCE a également lancé un appel au président de la République afin qu'il fixe rapidement les règles du jeu électoral.
« Dans une démocratie, les règles du jeu électoral doivent être claires, lisibles. Aujourd'hui, seul le mandat présidentiel semble être verrouillé. Si on doit reporter, mais qu'on en discute ! Si on doit coupler, qu'on en discute ! (...) Il faut pas qu'un seul camp sache ou connaisse la date des élections. Ça crée ce qu'on appelle une rupture d'égalité entre les candidats», a-t-il indiqué, tout en interpellant le Président Diomaye Faye
« (...) Donc j'espère que le président de la République, qui est le garant du fonctionnement des institutions, pourra très prochainement se prononcer sur ces questions (...) nous voulons juste une seule chose : avoir une lisibilité du jeu électoral», a-t-il soutenu.
Le directeur exécutif de l'ONG 3D et coordonnateur du COSCE, Moundiaye Cissé, a insisté sur l'importance d'associer les citoyens et les élus locaux à cette réforme.
« Nous avons estimé qu'une réforme aussi importante que l'Acte III de la décentralisation et les pôles territoriaux ne peut pas être discutée entre experts, techniciens ou décideurs politiques seulement. Les citoyens doivent être impliqués. Les collectivités, les maires, les élus locaux doivent aussi davantage être impliqués parce que ce sont les citoyens qui vont vivre les conséquences de ces réformes », a-t-il déclaré.
Selon lui, l’objectif double de cette rencontre est d’expliquer la réforme aux citoyens et recueillir des recommandations pour améliorer le texte. « C'est pourquoi nous avons organisé cet atelier dont l'objectif est double : d'abord, mettre à niveau les citoyens sur le processus de finalisation de l'Acte III de la décentralisation. Mais ensuite, leur permettre d'émettre leur position sur cette réforme aussi importante que l'Acte III », a-t-il précisé.
Mais Moundiaye Cissé a surtout attiré l'attention sur les nombreuses incertitudes qui entourent le calendrier électoral. Il estime que cette situation n'est pas normale dans une démocratie.
« Cette rencontre se passe au moment où notre pays traverse une période d'incertitude institutionnelle sans précédent. Au moment où nous parlons, aucun maire ne connaît la fin de son mandat. Les députés ne le savent pas davantage. Les élections locales seront reportées ou pas, elles seront couplées avec les législatives ou pas. La CENA qui est prévue pour être l'organe de gestion des élections sera mise en place avant ou après ces élections... Autant d'interrogations, autant d'incertitudes qui, honnêtement, dans une démocratie, n'ont pas leur place », a-t-il martelé.
Le coordonnateur du COSCE a également lancé un appel au président de la République afin qu'il fixe rapidement les règles du jeu électoral.
« Dans une démocratie, les règles du jeu électoral doivent être claires, lisibles. Aujourd'hui, seul le mandat présidentiel semble être verrouillé. Si on doit reporter, mais qu'on en discute ! Si on doit coupler, qu'on en discute ! (...) Il faut pas qu'un seul camp sache ou connaisse la date des élections. Ça crée ce qu'on appelle une rupture d'égalité entre les candidats», a-t-il indiqué, tout en interpellant le Président Diomaye Faye
« (...) Donc j'espère que le président de la République, qui est le garant du fonctionnement des institutions, pourra très prochainement se prononcer sur ces questions (...) nous voulons juste une seule chose : avoir une lisibilité du jeu électoral», a-t-il soutenu.
Les maires saluent la concertation
Prenant la parole au nom de l'Association des maires du Sénégal (AMS), le maire de Gandiaye, Pape Songué Diop, a salué la décision des autorités de soumettre la première version de l'Acte IV à la concertation.
« L'Acte IV de la décentralisation doit être une étape importante dans la vie des collectivités territoriales et dans la gouvernance locale en général. Parce que c'est un acte qui doit impacter un peu la marche des collectivités territoriales et impacter aussi l'humain, qui doit être au cœur de toutes les politiques de développement économique local. L'humain, la finalité de toute politique de développement local, c'est le pouvoir d'achat. Et le pouvoir d'achat, c'est l'humain, c'est la dignité de l'homme », a-t-il souligné.
Il a estimé que les réformes ne doivent pas susciter de craintes si elles sont largement discutées avec les acteurs concernés. « Toute réforme, évidemment, qui doit engager des changements dans la gouvernance peut être crainte, mais si elle est partagée, si elle est discutée, elle devra être acceptée. Donc de ce point de vue, nous n'avons pas de crainte », a-t-il soutenu.
Selon lui, l'Acte IV doit poursuivre les avancées de l'Acte III tout en corrigeant ses insuffisances.
« L'Acte III a connu des avancées majeures, mais l'Acte III aussi a eu ses quelques peut-être manquements ou défauts que l'Acte IV devrait corriger », a-t-il suggéré.
Prenant la parole au nom de l'Association des maires du Sénégal (AMS), le maire de Gandiaye, Pape Songué Diop, a salué la décision des autorités de soumettre la première version de l'Acte IV à la concertation.
« L'Acte IV de la décentralisation doit être une étape importante dans la vie des collectivités territoriales et dans la gouvernance locale en général. Parce que c'est un acte qui doit impacter un peu la marche des collectivités territoriales et impacter aussi l'humain, qui doit être au cœur de toutes les politiques de développement économique local. L'humain, la finalité de toute politique de développement local, c'est le pouvoir d'achat. Et le pouvoir d'achat, c'est l'humain, c'est la dignité de l'homme », a-t-il souligné.
Il a estimé que les réformes ne doivent pas susciter de craintes si elles sont largement discutées avec les acteurs concernés. « Toute réforme, évidemment, qui doit engager des changements dans la gouvernance peut être crainte, mais si elle est partagée, si elle est discutée, elle devra être acceptée. Donc de ce point de vue, nous n'avons pas de crainte », a-t-il soutenu.
Selon lui, l'Acte IV doit poursuivre les avancées de l'Acte III tout en corrigeant ses insuffisances.
« L'Acte III a connu des avancées majeures, mais l'Acte III aussi a eu ses quelques peut-être manquements ou défauts que l'Acte IV devrait corriger », a-t-il suggéré.
L'État promet de prendre en compte les recommandations
Représentant le ministre de l'Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l'Aménagement du territoire, Babacar Thiam a rappelé que cette réforme s'inscrit dans la vision Sénégal 2050.
« Le thème choisi portant sur la décentralisation, la vulgarisation des pôles territoriaux et la place du citoyen dans la gouvernance des droits territoriaux du Sénégal est non seulement pertinent, mais surtout stratégique dans ce contexte de réformes régionales. Ce thème touche au cœur de la vision du Président de la République, qui est de faire émerger de véritables modèles de transformation nationale », a-t-il avancé.
Il a expliqué que les pôles territoriaux ne constituent pas un nouveau niveau administratif, mais des espaces destinés à renforcer le développement économique local, l'équité entre les territoires et la justice sociale.
Il a aussi assuré que les recommandations issues de cette rencontre seront étudiées par les autorités. « Le Ministre en charge des Collectivités réaffirme sa disponibilité totale à consolider son partenariat avec la société civile. Les contributions de cette rencontre, vos analyses et vos recommandations seront examinées avec la plus grande attention et intégrées dans les documents finaux de la politique de décentralisation », a-t-il promis.
Pour rappel, l'Acte IV de la décentralisation vise à donner davantage de compétences, de ressources et d'autonomie financière aux collectivités territoriales afin de favoriser un développement plus équilibré sur l'ensemble du territoire national.
Représentant le ministre de l'Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l'Aménagement du territoire, Babacar Thiam a rappelé que cette réforme s'inscrit dans la vision Sénégal 2050.
« Le thème choisi portant sur la décentralisation, la vulgarisation des pôles territoriaux et la place du citoyen dans la gouvernance des droits territoriaux du Sénégal est non seulement pertinent, mais surtout stratégique dans ce contexte de réformes régionales. Ce thème touche au cœur de la vision du Président de la République, qui est de faire émerger de véritables modèles de transformation nationale », a-t-il avancé.
Il a expliqué que les pôles territoriaux ne constituent pas un nouveau niveau administratif, mais des espaces destinés à renforcer le développement économique local, l'équité entre les territoires et la justice sociale.
Il a aussi assuré que les recommandations issues de cette rencontre seront étudiées par les autorités. « Le Ministre en charge des Collectivités réaffirme sa disponibilité totale à consolider son partenariat avec la société civile. Les contributions de cette rencontre, vos analyses et vos recommandations seront examinées avec la plus grande attention et intégrées dans les documents finaux de la politique de décentralisation », a-t-il promis.
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