Depuis plusieurs mois, le Sénégal est secoué par l’Affaire Softcare, connue comme une présumée utilisation de matières premières périmées dans la fabrication de serviettes hygiéniques et de couches de bébés. Lors d’une conférence de presse, le jeudi 05 mars, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Sy, a apporté des «éclairages nécessaires», assurant que les produits de l’entreprise ne contiennent «aucun risque sanitaire pour les usagers», après des enquêtes diligentées par ses services.
Alors que cette prise de position était censée apaiser les tensions, elle semble avoir raviver les colères. Le Syndicat autonome des médecins pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) et le Syndicat Unique des Travailleurs de la Santé et de l'Action Sociale (SUTSAS) ont contredit le ministre, ce mardi 10 mars, et annoncé son intention d’entrer en grève, au cours d’une autre conférence de presse.
«Face à cette situation, nous vous annonçons la perspective de luttes communes pour le retour de l’orthodoxie à l’Autorité de la réglementation pharmaceutique (ARP) par une première et imminente grève commune régionale de Dakar puis secondairement national», ont déclaré les syndicalistes.
Responsable de communication de la sous-section SUTSAS de l’ARP, Mariama Thiam a aussi rappelé que «cette crise révèle les dysfonctionnements profonds dans la gouvernance de l’ARP», tout en déplorant de voir le ministre faire le choix «d'être l'avocat de Softcare et de désavouer publiquement des agents assermentés» du domaine de la santé.
Pour les syndicalistes, à ce stade de l’affaire, «l'absence de mention légale obligatoire claire sur les produits finis (de l’entreprise Sofcare) démontre que l'usine ne respecte pas l'obligation de traçabilité des produits finis du fait de l'absence d'un système de qualité», ajoutant qu’un ensemble de faits «portent atteinte à l'indépendance et à la crédibilité du système de régulation pharmaceutique» au Sénégal.
Alors que cette prise de position était censée apaiser les tensions, elle semble avoir raviver les colères. Le Syndicat autonome des médecins pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) et le Syndicat Unique des Travailleurs de la Santé et de l'Action Sociale (SUTSAS) ont contredit le ministre, ce mardi 10 mars, et annoncé son intention d’entrer en grève, au cours d’une autre conférence de presse.
«Face à cette situation, nous vous annonçons la perspective de luttes communes pour le retour de l’orthodoxie à l’Autorité de la réglementation pharmaceutique (ARP) par une première et imminente grève commune régionale de Dakar puis secondairement national», ont déclaré les syndicalistes.
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