Déjà que l’ONU se montrait impuissante à faire taire les armes à Gaza, l’offensive israélienne dans le sud du Liban en pleine Assemblée générale, est un coup dur supplémentaire, rapporte notre envoyé spécial à New York, Julien Chavanne.
Le chef des Nations unies Antonio Guterres sonne l’alarme. « Le secrétaire général est très sérieusement inquiet par l'escalade de la situation le long de la frontière. Il est très préoccupé par le grand nombre de victimes civiles. Il n’y a pas de solution militaire qui aujourd’hui rendrait un pays plus sûr », a affirmé son porte-parole Stéphane Dujarric.
Appel à « intervenir immédiatement »
Après avoir demandé un Conseil de sécurité sur Gaza ce vendredi, les alliés du Liban montent encore d’un cran. L’Égypte appelle les puissances internationales à « intervenir immédiatement ». L'Irak veut une « réunion urgente » des pays arabes en marge de l'Assemblée générale de l'ONU pour « stopper Israël » et la Jordanie met en garde contre le risque d'une « guerre régionale globale ». Des initiatives sans effet sur le Premier ministre israélien. Benjamin Netanyahu pourrait de toute façon annuler sa visite l’ONU.
Une situation hors de contrôle et une extension du conflit entre Israël et les milices soutenues par l’Iran est en tout cas exactement ce que les États-Unis voudaient éviter. Depuis l’explosion des bipeurs du Hezbollah, les autorités américaines appellent chacun à la retenue et disent être en contact permanent avec leurs homologues, notamment israéliens. Au moment de recevoir le dirigeant des Émirats arabes unies à la Maison Banche ce lundi et avant de partir pour sa dernière Assemblée générale des Nations unies, le président Joe Biden continuait à le dire.
Biden travaille à « une désescalade »
« J’ai été tenu au courant des derniers développements entre Israël et le Liban. Les membres de mon équipe sont en contact constant avec leurs homologues et nous travaillons à une désescalade d’une manière qui permette aux gens de retourner chez eux en toute sécurité », a-t-il assuré.
Sur le plan militaire, le Pentagone annonce que la présence américaine dans la région va être renforcée. « Compte tenu de la tension croissante au Moyen-Orient et par mesure de prudence, nous envoyons un petit nombre de militaires américains supplémentaires pour renforcer nos forces déjà présentes dans la région », explique le porte-parole de la défense. Ces soldats qui se comptent en douzaines, auront la tâche d’aider à sécuriser les troupes déjà présentes sur places sur place. Il y a environ 40 000 militaires américains présents dans différents pays du Moyen-Orient.
De son côté, Josep Borell, le chef de la diplomatie européenne, a estimé que l’escalade entre Israël et le Hezbollah libanais était « extrêmement inquiétante et dangereuse. Les civils paient un prix élevé. Il faut éviter une guerre totale, et pour cela, il faut de nouveaux efforts de médiation. C’est le moment de faire cela, ici, à New York. Tout le monde doit oeuvrer pour ne pas continuer à avancer sur le chemin de la guerre. »
Les alliés du Hezbollah condamnent « une agression barbare »
Les alliés du Hezbollah ont, eux pour leur part, condamné unanimement la plus grande offensive israélienne sur le sol libanais depuis la guerre entre les deux camps en 2006, « une agression barbare à grande échelle », que le Hamas qualifie de crime de guerre. Le mouvement islamiste palestinien a affirmé sans surprise son soutien à son allié. Le Hezbollah a lancé des roquettes vers le nord d'Israël au lendemain du 7 octobre et la milice chiite a promis de continuer ses tirs sur le territoire israélien jusqu'à la fin « de l'agression à Gaza ».
Principal soutien du Hezbollah libanais, l'Iran, a accusé, par la voix de son président, l'État hébreu de vouloir « élargir le conflit » au Moyen-Orient. Avec l'intensification des bombardements sur le sud et l'est du Liban, le risque d'un embrasement régional est au cœur du discours de Téhéran. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien a mis en garde contre les « conséquences dangereuses » des attaques israéliennes.
En Irak, le grand ayatollah Ali Sistani, la plus haute autorité religieuse pour les millions de chiites irakiens, a appelé à faire tous les efforts possibles pour stopper, « l'agression barbare », mais aussi protéger le peuple libanais.
Le chef des Nations unies Antonio Guterres sonne l’alarme. « Le secrétaire général est très sérieusement inquiet par l'escalade de la situation le long de la frontière. Il est très préoccupé par le grand nombre de victimes civiles. Il n’y a pas de solution militaire qui aujourd’hui rendrait un pays plus sûr », a affirmé son porte-parole Stéphane Dujarric.
Appel à « intervenir immédiatement »
Après avoir demandé un Conseil de sécurité sur Gaza ce vendredi, les alliés du Liban montent encore d’un cran. L’Égypte appelle les puissances internationales à « intervenir immédiatement ». L'Irak veut une « réunion urgente » des pays arabes en marge de l'Assemblée générale de l'ONU pour « stopper Israël » et la Jordanie met en garde contre le risque d'une « guerre régionale globale ». Des initiatives sans effet sur le Premier ministre israélien. Benjamin Netanyahu pourrait de toute façon annuler sa visite l’ONU.
Une situation hors de contrôle et une extension du conflit entre Israël et les milices soutenues par l’Iran est en tout cas exactement ce que les États-Unis voudaient éviter. Depuis l’explosion des bipeurs du Hezbollah, les autorités américaines appellent chacun à la retenue et disent être en contact permanent avec leurs homologues, notamment israéliens. Au moment de recevoir le dirigeant des Émirats arabes unies à la Maison Banche ce lundi et avant de partir pour sa dernière Assemblée générale des Nations unies, le président Joe Biden continuait à le dire.
Biden travaille à « une désescalade »
« J’ai été tenu au courant des derniers développements entre Israël et le Liban. Les membres de mon équipe sont en contact constant avec leurs homologues et nous travaillons à une désescalade d’une manière qui permette aux gens de retourner chez eux en toute sécurité », a-t-il assuré.
Sur le plan militaire, le Pentagone annonce que la présence américaine dans la région va être renforcée. « Compte tenu de la tension croissante au Moyen-Orient et par mesure de prudence, nous envoyons un petit nombre de militaires américains supplémentaires pour renforcer nos forces déjà présentes dans la région », explique le porte-parole de la défense. Ces soldats qui se comptent en douzaines, auront la tâche d’aider à sécuriser les troupes déjà présentes sur places sur place. Il y a environ 40 000 militaires américains présents dans différents pays du Moyen-Orient.
De son côté, Josep Borell, le chef de la diplomatie européenne, a estimé que l’escalade entre Israël et le Hezbollah libanais était « extrêmement inquiétante et dangereuse. Les civils paient un prix élevé. Il faut éviter une guerre totale, et pour cela, il faut de nouveaux efforts de médiation. C’est le moment de faire cela, ici, à New York. Tout le monde doit oeuvrer pour ne pas continuer à avancer sur le chemin de la guerre. »
Les alliés du Hezbollah condamnent « une agression barbare »
Les alliés du Hezbollah ont, eux pour leur part, condamné unanimement la plus grande offensive israélienne sur le sol libanais depuis la guerre entre les deux camps en 2006, « une agression barbare à grande échelle », que le Hamas qualifie de crime de guerre. Le mouvement islamiste palestinien a affirmé sans surprise son soutien à son allié. Le Hezbollah a lancé des roquettes vers le nord d'Israël au lendemain du 7 octobre et la milice chiite a promis de continuer ses tirs sur le territoire israélien jusqu'à la fin « de l'agression à Gaza ».
Principal soutien du Hezbollah libanais, l'Iran, a accusé, par la voix de son président, l'État hébreu de vouloir « élargir le conflit » au Moyen-Orient. Avec l'intensification des bombardements sur le sud et l'est du Liban, le risque d'un embrasement régional est au cœur du discours de Téhéran. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien a mis en garde contre les « conséquences dangereuses » des attaques israéliennes.
En Irak, le grand ayatollah Ali Sistani, la plus haute autorité religieuse pour les millions de chiites irakiens, a appelé à faire tous les efforts possibles pour stopper, « l'agression barbare », mais aussi protéger le peuple libanais.
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