Depuis jeudi soir 18 novembre, les jeunes de la ville de Kaya, dans la région du Centre-Nord, manifestent pour demander le départ des troupes françaises du Burkina. Ils refusent de laisser passer un convoi militaire française qui doit rejoindre le Niger. Ces véhicules avaient déjà été bloqués à Bobo et Ouagadougou. Et la situation à Kaya, est pour l’heure dans l’impasse.
Kaya n’avait encore jamais vu ça. La ville est complètement bloquée. D’après plusieurs habitants, sur les routes de Ouagadougou à Kaya, et de Kaya à Dori, des bouchons s’étendent sur plus d’une vingtaine de kilomètres. Les particuliers, les véhicules de commerce sont complètement à l’arrêt.
Boukaré Ouédraogo, le maire de Kaya estime qu’aujourd’hui les manifestants qui bloquent le convoi français sont plusieurs milliers. Leurs rangs ont été gonflés par des jeunes venus des villes alentour, ainsi que les élèves des écoles de Kaya. « Les établissements scolaires sont vides », explique Boukaré Ouédraogo.
Inflexible…
Jeudi soir et tôt ce vendredi matin, le gouverneur de la région Centre-Nord et le maire de la ville ont tenté de mettre en place une médiation, mais sans succès. La jeunesse de Kaya, qui s’est mobilisée spontanément, reste inflexible : il faut que les militaires français partent, hors de question qu’ils traversent la ville.
Cette mobilisation se déroule pacifiquement. La Garde républicaine est sur place. « Il faudrait quand même qu’un accord soit trouvé, pour que la vie reprenne » a confié un habitant de Kaya. Contacté par RFI, l’état-major français n’a pas donné suite à notre requête.
Kaya n’avait encore jamais vu ça. La ville est complètement bloquée. D’après plusieurs habitants, sur les routes de Ouagadougou à Kaya, et de Kaya à Dori, des bouchons s’étendent sur plus d’une vingtaine de kilomètres. Les particuliers, les véhicules de commerce sont complètement à l’arrêt.
Boukaré Ouédraogo, le maire de Kaya estime qu’aujourd’hui les manifestants qui bloquent le convoi français sont plusieurs milliers. Leurs rangs ont été gonflés par des jeunes venus des villes alentour, ainsi que les élèves des écoles de Kaya. « Les établissements scolaires sont vides », explique Boukaré Ouédraogo.
Inflexible…
Jeudi soir et tôt ce vendredi matin, le gouverneur de la région Centre-Nord et le maire de la ville ont tenté de mettre en place une médiation, mais sans succès. La jeunesse de Kaya, qui s’est mobilisée spontanément, reste inflexible : il faut que les militaires français partent, hors de question qu’ils traversent la ville.
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