En réponse, Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur et ministre d’État, lui-même originaire du Sud-Cameroun, a publié un texte renouvelant son soutien indéfectible au président au pouvoir depuis 43 ans. « Le Sud n’accepte pas cette tentative de parricide politique », titre Jacques Fame Ndongo. Dans sa communication, le ministre qualifie les signataires de la lettre ouverte d’« organisation groupusculaire aussi sectaire que grégaire ».
Jacques Fame Ndongo affirme que, « Quoique natif du Sud, le chef de l’État est un homme-Nation ». « Sa région ou sa tribu », écrit-il, « c’est le Cameroun ». Il revient sur un discours de campagne de 1991 prononcé par Yaoundé par de Paul Biya, et en reprend les mots sous forme d’interrogation : « Beaucoup parlent de changement, mais pour changer quoi ? (...) Veut-on changer l’homme par qui le changement est venu ? » Et encore : « Le peuple n’est pas dupe, il sait bien distinguer la vanité de la vérité ».
« Nul ne peut démontrer, scientifiquement, qu’aucune route n'a été bitumée »
Jacques Fame Ndongo affirme que nul ne peut démontrer « scientifiquement » qu’aucune route n’a été bitumée, aucun hôpital, aucun lycée construit en quatre décennies. « Beaucoup a été fait par le chef de l’État », écrit-il, « beaucoup reste à faire, avec lui ».
Paul Biya ne s’est pas encore lui-même déclaré candidat pour un huitième mandat en octobre. Mais selon les textes du RDPC, dont Jacques Fame Ndongo est un pilier, le président du parti est automatiquement son candidat à la présidentielle.
Jacques Fame Ndongo affirme que, « Quoique natif du Sud, le chef de l’État est un homme-Nation ». « Sa région ou sa tribu », écrit-il, « c’est le Cameroun ». Il revient sur un discours de campagne de 1991 prononcé par Yaoundé par de Paul Biya, et en reprend les mots sous forme d’interrogation : « Beaucoup parlent de changement, mais pour changer quoi ? (...) Veut-on changer l’homme par qui le changement est venu ? » Et encore : « Le peuple n’est pas dupe, il sait bien distinguer la vanité de la vérité ».
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