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Casamance: le chef de village de Singhère Diola plaide pour l’extension des opérations de déminage dans des zones affectées



Casamance: le chef de village de Singhère Diola plaide pour l’extension des opérations de déminage dans des zones affectées
Le chef de village de Singhère Diola, dans le département de Goudomp, a salué la reprise des opérations de déminage humanitaire en Casamance tout en appelant les autorités et leurs partenaires à élargir ces interventions aux localités  encore touchées par la présence de mines antipersonnel dans son département. 

Dans un entretien accordé à la radio Pkumel FM, Djibril Badji a exprimé la satisfaction des populations face à cette relance des activités de déminage, qu’il considère comme une étape importante vers le retour à une vie normale dans les zones affectées par le conflit casamançais.

Selon M.Badji, de nombreux habitants revenus dans leurs villages après des années de déplacement continuent de vivre dans la peur en raison de la présence présumée de mines dans leurs terres agricoles. Une situation qui freine considérablement les activités économiques et compromet les efforts de relance du monde rural.

« Les mines nous empêchent de retrouver nos champs qui nous donnaient beaucoup de satisfaction dans le passé », a déclaré Djibril Badji. Il souligne que l’agriculture demeure la principale source de revenus des populations locales et que l’impossibilité d’exploiter certaines terres constitue un véritable handicap pour les ménages.

Le chef de village de Singhère Diola estime que cette problématique dépasse le cadre de sa commune. À l’en croire, plusieurs localités du Balantacounda sont confrontées aux mêmes difficultés. Il cite également le cas de villages de déplacés de retour dans la région de Kolda, où les populations éprouvent des inquiétudes similaires quant à la sécurité de leurs terres.

Face à cette situation, Djibril Badji invite les autorités compétentes à accélérer et à étendre les opérations de déminage afin de permettre aux populations de regagner pleinement leurs espaces de production. Une telle mesure, selon lui, contribuerait non seulement à renforcer la sécurité des habitants, mais aussi à relancer les activités agricoles et à consolider le processus de retour des déplacés dans leurs villages d’origine.

Pour les communautés concernées, le déminage apparaît aujourd’hui comme une condition essentielle au développement local, à la sécurité alimentaire et à la reconstruction durable des zones longtemps affectées par les conséquences du conflit.

Ismaila Mansaly (Correspondant)

Vendredi 19 Juin 2026 - 14:03


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