Le procès du naufrage du 8 septembre 2024, qui avait coûté la vie à 40 candidats à l’émigration clandestine au large de Mbour, s’est ouvert lundi devant le tribunal de grande instance de la localité. Cheikh Sall, frère du maire Cheikh Issa Sall et capitaine de la pirogue impliquée dans le drame, encourt deux ans de prison ferme, conformément aux réquisitions du procureur.
Après huit mois de détention préventive, Cheikh Sall a comparu devant le tribunal, livrant un récit détaillé des circonstances du naufrage. Avec émotion, il a décrit l’enchaînement tragique des événements : "C’est après avoir démarré le moteur que j’ai vu un passager jeter à la mer le seau destiné à évacuer l’eau. J’ai ralenti pour le récupérer, tout en demandant à certains passagers de se déplacer pour rééquilibrer l’embarcation. C’est à ce moment-là que la pirogue a chaviré sous le poids des 86 personnes à bord."
Son témoignage a également évoqué les scènes de panique qui ont suivi : les cris de détresse, les tentatives désespérées des passagers pour survivre, et son impuissance face à la catastrophe.
Interrogé sur les motivations de son acte, Cheikh Sall a admis avoir reçu 10 millions de FCFA pour organiser cette traversée clandestine. Il a toutefois précisé qu’une partie de cette somme avait été "distribuée à des marabouts", sans toutefois fournir davantage de détails sur cette répartition.
Malgré la gravité des faits, l’accusé a bénéficié du pardon des familles des victimes, qui se sont retirées de la plainte.
Cependant, le ministère public a maintenu sa position ferme, requérant deux ans d’emprisonnement pour "mise en danger de la vie d’autrui et organisation d’émigration illégale". Le verdict sera rendu le 16 juin prochain.
Après huit mois de détention préventive, Cheikh Sall a comparu devant le tribunal, livrant un récit détaillé des circonstances du naufrage. Avec émotion, il a décrit l’enchaînement tragique des événements : "C’est après avoir démarré le moteur que j’ai vu un passager jeter à la mer le seau destiné à évacuer l’eau. J’ai ralenti pour le récupérer, tout en demandant à certains passagers de se déplacer pour rééquilibrer l’embarcation. C’est à ce moment-là que la pirogue a chaviré sous le poids des 86 personnes à bord."
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