L’interdiction de la vente d’alcool pendant le confinement en Afrique du Sud est justifiée par l’affaiblissement des défenses immunitaires des consommateurs, leur manque de distanciation sociale, et le nombre de lits d’hôpitaux occupés à cause d’accidents liés à l’alcool. Mais ceux qui n’ont pas pu faire suffisamment de réserves cherchent des moyens détournés pour continuer à consommer. Et beaucoup se tournent vers le brassage maison de bières, reprenant parfois des recettes ancestrales.
Sur les réseaux sociaux, un échange de recettes d’alcool maison a vu le jour, et les requêtes en ce sens ont fortement augmenté sur les moteurs de recherche. Les maigres réserves de Steve, 20 ans, n’ont pas tenu longtemps. Il a donc voulu essayer la bière à l’ananas : « J’ai juste cherché sur internet avec quels ingrédients on peut faire de la bière chez nous. Là j’en ai fait simplement avec des fruits, de l’eau, et de la levure, puis la fermentation se produit. Le goût est plutôt bon, mais juste deux verres, ça me suffit. »
Des recettes oubliées
Ceux qui trouvent les bons ingrédients et ont de la patience se tournent aussi vers des recettes traditionnelles plus longues à réaliser. C’est le cas de l’umqombothi, une bière à base de maïs et de sorgo, interdite à la vente sous l’apartheid, et mise à l’honneur par Yvonne Chaka Chaka dans une chanson célèbre.
Dans le township de Tembisa, Nkululeko, 32 ans, s’est lancé dans cette préparation : « Je pense qu’avec ce confinement, les gens se sont souvenus qu’on savait nous-même faire notre propre bière. A chaque cérémonie traditionnelle, il y a de l’umqombothi. Et ce n’est pas juste pour notre consommation, mais dans nos croyances, c’est aussi une bière qui nous met en contact avec nos ancêtres, et permet aux mondes des morts et des vivants de communiquer. »
Les autorités rappellent que ces préparations maison sont concernées par l’interdiction de vente ou de mouvement. Et même si l’alcool par fermentation est moins dangereux que celui fabriqué par distillation, mal préparés, ces breuvages peuvent eux aussi rendre malade.
Sur les réseaux sociaux, un échange de recettes d’alcool maison a vu le jour, et les requêtes en ce sens ont fortement augmenté sur les moteurs de recherche. Les maigres réserves de Steve, 20 ans, n’ont pas tenu longtemps. Il a donc voulu essayer la bière à l’ananas : « J’ai juste cherché sur internet avec quels ingrédients on peut faire de la bière chez nous. Là j’en ai fait simplement avec des fruits, de l’eau, et de la levure, puis la fermentation se produit. Le goût est plutôt bon, mais juste deux verres, ça me suffit. »
Des recettes oubliées
Ceux qui trouvent les bons ingrédients et ont de la patience se tournent aussi vers des recettes traditionnelles plus longues à réaliser. C’est le cas de l’umqombothi, une bière à base de maïs et de sorgo, interdite à la vente sous l’apartheid, et mise à l’honneur par Yvonne Chaka Chaka dans une chanson célèbre.
Dans le township de Tembisa, Nkululeko, 32 ans, s’est lancé dans cette préparation : « Je pense qu’avec ce confinement, les gens se sont souvenus qu’on savait nous-même faire notre propre bière. A chaque cérémonie traditionnelle, il y a de l’umqombothi. Et ce n’est pas juste pour notre consommation, mais dans nos croyances, c’est aussi une bière qui nous met en contact avec nos ancêtres, et permet aux mondes des morts et des vivants de communiquer. »
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