Le Premier ministre Ousmane Sonko a, lors des questions d'actualité devant les députés, ce mardi 24 février, abordé sans détour les défis cruciaux de l’enseignement supérieur. Entre piques lancées à l’opposition et annonces de réformes structurelles, le chef du gouvernement dessine les contours d'une université en pleine mutation.
Ousmane Sonko n’a pas manqué l’occasion de recadrer ses détracteurs politiques, qu'il accuse de tenter de séduire la jeunesse par des actions purement matérielles. Évoquant les dons de denrées alimentaires distribués par certains leaders de l'opposition, le Premier ministre a ironisé : « Continuez à amener du riz et de l’huile. Je sais qu'une seule chose les intéresse, vérifier si le lien idyllique entre Ousmane Sonko et la jeunesse est terminé ou non ».
Pour le chef du gouvernement, ces manœuvres témoignent d'une volonté de tester sa popularité auprès des étudiants, un électorat qui lui est historiquement resté fidèle.
Au-delà de la joute politique, l’aspect sécuritaire occupe une place centrale dans l'agenda gouvernemental. Face à l’instabilité chronique qui peut secouer l’espace universitaire, le Premier ministre a annoncé une mesure forte : l’étude de la création d’un commissariat de police au sein même du campus social.
« C'est un quartier comme tous les quartiers », a-t-il justifié, précisant avoir instruit le ministre de l’Intérieur de lui remettre un rapport détaillé sur la faisabilité de ce projet. Cette initiative vise à pérenniser l'ordre dans un espace où la cohabitation est parfois complexe.
Le constat est sans appel pour le Premier ministre, avec plus de 25 000 étudiants concentrés sur un site saturé, le modèle actuel est à bout de souffle. Pour y remédier, le gouvernement explore deux pistes majeures : Le transfert de l’université ou d’une partie de ses infrastructures (notamment certains amphithéâtres) vers des sites plus adaptés pour offrir de meilleures conditions de travail. En collaboration avec les ministères de l’Économie et de l’Enseignement supérieur, des modèles de financement « qui ne coûtent rien à l’État » sont à l'étude.
Ousmane Sonko a réaffirmé sa détermination à mener des réformes profondes. « Pour que l'université ne meure pas et reste performante, nous ferons ce qu'il faut », a-t-il martelé, plaçant l’excellence académique au cœur de son action.
Ousmane Sonko n’a pas manqué l’occasion de recadrer ses détracteurs politiques, qu'il accuse de tenter de séduire la jeunesse par des actions purement matérielles. Évoquant les dons de denrées alimentaires distribués par certains leaders de l'opposition, le Premier ministre a ironisé : « Continuez à amener du riz et de l’huile. Je sais qu'une seule chose les intéresse, vérifier si le lien idyllique entre Ousmane Sonko et la jeunesse est terminé ou non ».
Pour le chef du gouvernement, ces manœuvres témoignent d'une volonté de tester sa popularité auprès des étudiants, un électorat qui lui est historiquement resté fidèle.
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« C'est un quartier comme tous les quartiers », a-t-il justifié, précisant avoir instruit le ministre de l’Intérieur de lui remettre un rapport détaillé sur la faisabilité de ce projet. Cette initiative vise à pérenniser l'ordre dans un espace où la cohabitation est parfois complexe.
Le constat est sans appel pour le Premier ministre, avec plus de 25 000 étudiants concentrés sur un site saturé, le modèle actuel est à bout de souffle. Pour y remédier, le gouvernement explore deux pistes majeures : Le transfert de l’université ou d’une partie de ses infrastructures (notamment certains amphithéâtres) vers des sites plus adaptés pour offrir de meilleures conditions de travail. En collaboration avec les ministères de l’Économie et de l’Enseignement supérieur, des modèles de financement « qui ne coûtent rien à l’État » sont à l'étude.
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