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Dakar : Gora Khouma alerte sur un transport « à genoux » après les fortes pluies



Les fortes pluies enregistrées ces dernières heures à Dakar ont fortement perturbé le secteur du transport. Routes impraticables, véhicules immobilisés ou endommagés, déplacements difficiles, les transporteurs ont été touchés par les conséquences des inondations. Pour Gora Khouma, président et secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal (URS), la situation est particulièrement préoccupante.

« Le transport, c’est les mouvements. Et nous avons constaté que toutes les routes de Dakar sont devenues des rivières. Beaucoup de véhicules sont noyés dans les eaux. Il y a ceux qui ne sont pas noyés et qui sont sortis, mais leurs moteurs sont gâtés. Nous n’avons plus maintenant les moyens de faire notre travail, parce que ce sont les routes et que les routes sont devenues, je le répète, inondées. On n’a pas de solution. Depuis hier jusqu’à aujourd’hui, les véhicules sont immobilisés. Il n’y a pas de choix, on ne peut pas bouger », a-t-il déploré sur les ondes de la Rfm.

Selon le responsable syndical, cette situation affecte directement les déplacements des populations, mais aussi l’activité des transporteurs. « Les populations ont des problèmes. (...) Les routes sont imprévisibles. On ne peut pas faire de la circulation. Il y a les motos, il y a tout ce qui est véhicule, donc il n’y a pas moyen de circulation. Je ne sais pas comment l’État fera pour décanter cette situation, mais à l’heure actuelle, notre transport est à genoux. On ne fait pas de mouvement », a-t-il expliqué.

Interrogé sur les pertes enregistrées par les acteurs du secteur, Gora Khouma évoque un important manque à gagner et appelle l’État à accompagner les transporteurs. « C’est un manque à gagner. Je ne sais pas quel sera le rôle maintenant de l’État pour nous accompagner, trouver des solutions pour que ça ne se répète plus. Mais ce qui s’est passé d’hier à aujourd’hui, on ne peut pas mesurer ces dégâts. On ne peut pas. Donc nous, en tant qu’acteurs routiers, nous avons des problèmes. Mais vu que les populations aussi ont les mêmes problèmes, c’est pourquoi on limite notre cri de cœur, ne serait-ce que pour partager cette douleur avec une partie de la population. Mais sinon, on a beaucoup de choses à dire puisque le transport a un manque à gagner considérable. Les véhicules sont arrêtés », a-t-il poursuivi.

Le secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal indique que la situation est très difficile car les routes actuellement inondées ne permettent plus d’assurer normalement le service. « On ne voit pas de populations qui bougent. Même si on voit les populations qui bougent, il n’y a pas de pistes, il n’y a pas de routes praticables. Donc le transport est bloqué. Aujourd’hui, les transporteurs sont confrontés à une situation très difficile. Nous espérons que les autorités prendront les dispositions nécessaires pour permettre aux véhicules de reprendre la circulation et surtout éviter que de telles situations se répètent. Parce qu’au-delà des pertes enregistrées par les transporteurs, c’est toute l’activité économique qui est affectée lorsque les déplacements sont paralysés », a-t-il insisté.

Fatime Gueye

Lundi 5 Octobre 2026 - 14:25


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