«Lorsque les migrations sont soutenues par une bonne politique et par la protection des droits de l’homme, elles peuvent être un facteur de progrès pour les personnes autant que pour les pays, qu’ils soient pays d’origine, pays de transit ou pays de destination ». Extrait du discours de Monsieur Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU, le 18 décembre 2011 à l’occasion de la Journée internationale des migrants.
En Afrique, la migration reste au seuil de ce nouveau millénaire un drame. Jadis, pour des raisons identiques, des populations étaient contraintes à l’exil par une terre ingrate, la famine, le manque d’emploi, le mirage.
Mais aujourd’hui, à l’ère de la mondialisation soutenue par les Tic ; partir fait partie désormais du discours de la jeunesse Ouest africaine en proie à une profonde crise d’affirmation. En effet, ils sont de plus en plus nombreux, de Dakar à Accra, en passant par Bamako, ceux qui pensent que la réussite et la reconnaissance passent nécessairement par le séjour en occident au moment où l’on assiste dans les pays du Nord à un renforcement du protectionnisme migratoire. Ce qui se résume ainsi dans leur langage de désespérés « Barça m’ba Barzakh » (Barcelone ou l’au-delà) .La mort ne faisait plus peur dans cette aventure aux risques répétés et forts mortels.
Cette tragédie, l’émigration clandestine via l’Europe, assimiler à de la folie collective, aura été une véritable Hécatombe au détriment du peuple sénégalais qui a choisi de prendre le large à la quête hypothétique d’Eldorado.
Combien de jeunes sénégalais ont péri dans cette folle aventure ? Il nous semble difficile, en l’état actuel des choses de se livrer à une comptabilité fiable. Cette comptabilité macabre n’ayant pas encore livré toutes ses données. Peut être qu’on ne saura jamais toute la vérité sur le nombre de nos compatriotes victimes de la tyrannie des mers.
A ce calcul macabre, vient s’ajouter hélas, les migrants africains victimes de xénophobie et de racisme. En atteste récemment, le meurtre odieux de deux sénégalais à Florence, en Italie. Cet acte barbare pose la lancinante question de la protection des migrants tel que définit dans la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille en son article 9 ainsi que la responsabilité de la communauté internationale.
Nous profitons de cette journée internationale des migrants pour exprimer notre indignation et présenter nos condoléances à l’endroit des familles des défunts et nous inclinons pieusement devant la mémoire de nos deux compatriotes.
Dans cette lancée, nous profiterons de la semaine du migrant au Sénégal du 18 au 23 décembre 2011, pour faire une journée noire à travers un projet dénommé : « Université Cheikh Anta Diop - Noire (UCAD-NOIRE) » en guise de souvenir pour les milliers d’africains morts à la recherche d’un travail décent mais aussi pour interpeller la communauté internationale à renforcer la protection des migrants africains. Nous y invitons toutes les parties prenantes pour une migration à visage humain.
Assane Ndiaye, Secrétaire général de la Coalition Luttant Contre l’Emigration Clandestine des Jeunes (CLCECJ) – E-mail : clcecj@yahoo.fr
En Afrique, la migration reste au seuil de ce nouveau millénaire un drame. Jadis, pour des raisons identiques, des populations étaient contraintes à l’exil par une terre ingrate, la famine, le manque d’emploi, le mirage.
Mais aujourd’hui, à l’ère de la mondialisation soutenue par les Tic ; partir fait partie désormais du discours de la jeunesse Ouest africaine en proie à une profonde crise d’affirmation. En effet, ils sont de plus en plus nombreux, de Dakar à Accra, en passant par Bamako, ceux qui pensent que la réussite et la reconnaissance passent nécessairement par le séjour en occident au moment où l’on assiste dans les pays du Nord à un renforcement du protectionnisme migratoire. Ce qui se résume ainsi dans leur langage de désespérés « Barça m’ba Barzakh » (Barcelone ou l’au-delà) .La mort ne faisait plus peur dans cette aventure aux risques répétés et forts mortels.
Cette tragédie, l’émigration clandestine via l’Europe, assimiler à de la folie collective, aura été une véritable Hécatombe au détriment du peuple sénégalais qui a choisi de prendre le large à la quête hypothétique d’Eldorado.
Combien de jeunes sénégalais ont péri dans cette folle aventure ? Il nous semble difficile, en l’état actuel des choses de se livrer à une comptabilité fiable. Cette comptabilité macabre n’ayant pas encore livré toutes ses données. Peut être qu’on ne saura jamais toute la vérité sur le nombre de nos compatriotes victimes de la tyrannie des mers.
A ce calcul macabre, vient s’ajouter hélas, les migrants africains victimes de xénophobie et de racisme. En atteste récemment, le meurtre odieux de deux sénégalais à Florence, en Italie. Cet acte barbare pose la lancinante question de la protection des migrants tel que définit dans la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille en son article 9 ainsi que la responsabilité de la communauté internationale.
Nous profitons de cette journée internationale des migrants pour exprimer notre indignation et présenter nos condoléances à l’endroit des familles des défunts et nous inclinons pieusement devant la mémoire de nos deux compatriotes.
Dans cette lancée, nous profiterons de la semaine du migrant au Sénégal du 18 au 23 décembre 2011, pour faire une journée noire à travers un projet dénommé : « Université Cheikh Anta Diop - Noire (UCAD-NOIRE) » en guise de souvenir pour les milliers d’africains morts à la recherche d’un travail décent mais aussi pour interpeller la communauté internationale à renforcer la protection des migrants africains. Nous y invitons toutes les parties prenantes pour une migration à visage humain.
Assane Ndiaye, Secrétaire général de la Coalition Luttant Contre l’Emigration Clandestine des Jeunes (CLCECJ) – E-mail : clcecj@yahoo.fr
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