Les cours de renforcement payants sont désormais interdits au sein des établissements scolaires ivoiriens. Ces cours étaient dispensés par les enseignants eux-mêmes, à leurs propres élèves. Ces derniers étaient parfois fortement incités à s’inscrire. Or, pour le ministère de l’Éducation nationale, la pratique soulève des préoccupations « éthiques et déontologiques », affirmant que la réussite scolaire ne « doit pas être conditionnée au paiement de prestations supplémentaires ». Le « renfo », comme on l’appelle localement, est chose courante en Côte d’Ivoire.
L’an dernier, alors qu’il était en classe de CE2, le fils de Bernadette a suivi des cours de renforcement avec son enseignant. « Souvent, ils disent aux parents qu’il faut forcément que l’enfant fasse ça, explique-t-elle. En tant que maman, tu as peur ! Si ton enfant ne fait pas de renforcement, tu penses que l’enfant ne va pas passer en classe supérieure ».
Une charge de plus pour cette mère de famille. « L’année passée, on a payé 5 000 », détaille Bernadette. Cinq mille francs CFA, l’équivalent de 8 euros, déboursés par mois.
Un peu plus loin, Dimaraya, 21 ans, confirme une pratique courante et ancienne, dans les écoles ivoiriennes : « Ils partagent des bouts de papiers en classe, pour informer les élèves qu’il y a cours de renforcement bientôt, et qu'il faut prévenir les parents. Et ils fixent leurs prix. C’est comme ça que ça se passe. » Il confirme que ces propositions de renforcement sont distribuées à toute la classe.
Une pratique désormais interdite en Côte d’Ivoire. Le ministère de l’Éducation nationale estime que les enseignants « doivent assurer des cours suffisamment explicites », peut-on lire sur le communiqué.
Rendre le renforcement gratuit pour les élèves en difficulté
Claude Kadio Aka, président de l’OPEECI, organisation de parents d’élèves, y voit une décision nécessaire. Mais un défi de taille demeure, insiste-t-il : « Quand j’ai un cours de mathématiques par exemple, et qu’en face vous avez 80 élèves, je ne peux pas tous les encadrer et faire faire l’exercice pratique avec tout le monde. Et il y a donc une nécessité d’accompagnement après. »
L’association appelle les autorités à plutôt encadrer le renforcement et le rendre gratuit pour les élèves en difficulté.
L’an dernier, alors qu’il était en classe de CE2, le fils de Bernadette a suivi des cours de renforcement avec son enseignant. « Souvent, ils disent aux parents qu’il faut forcément que l’enfant fasse ça, explique-t-elle. En tant que maman, tu as peur ! Si ton enfant ne fait pas de renforcement, tu penses que l’enfant ne va pas passer en classe supérieure ».
Une charge de plus pour cette mère de famille. « L’année passée, on a payé 5 000 », détaille Bernadette. Cinq mille francs CFA, l’équivalent de 8 euros, déboursés par mois.
Un peu plus loin, Dimaraya, 21 ans, confirme une pratique courante et ancienne, dans les écoles ivoiriennes : « Ils partagent des bouts de papiers en classe, pour informer les élèves qu’il y a cours de renforcement bientôt, et qu'il faut prévenir les parents. Et ils fixent leurs prix. C’est comme ça que ça se passe. » Il confirme que ces propositions de renforcement sont distribuées à toute la classe.
Une pratique désormais interdite en Côte d’Ivoire. Le ministère de l’Éducation nationale estime que les enseignants « doivent assurer des cours suffisamment explicites », peut-on lire sur le communiqué.
Rendre le renforcement gratuit pour les élèves en difficulté
Claude Kadio Aka, président de l’OPEECI, organisation de parents d’élèves, y voit une décision nécessaire. Mais un défi de taille demeure, insiste-t-il : « Quand j’ai un cours de mathématiques par exemple, et qu’en face vous avez 80 élèves, je ne peux pas tous les encadrer et faire faire l’exercice pratique avec tout le monde. Et il y a donc une nécessité d’accompagnement après. »
L’association appelle les autorités à plutôt encadrer le renforcement et le rendre gratuit pour les élèves en difficulté.
Autres articles
-
Éthiopie: des troupes érythréennes se déploient dans le nord du Tigré
-
Guinée-Bissau: la purge de ministres proches d'Umaro Sissoco Embalo se poursuit
-
Ebola: le Kenya renforce ses mesures et sa surveillance après l’annonce d’un mort sur son sol
-
L'Union africaine lance une agence de notation pour renforcer la souveraineté financière du continent
-
RDC: un des fils de l’ex-président centrafricain Bozizé arrêté puis relâché





Guinée-Bissau: la purge de ministres proches d'Umaro Sissoco Embalo se poursuit


