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Est de la RDC: à Bukavu, l’incendie d’un marché rappelle la récurrence de ces catastrophes



En République démocratique du Congo (RDC), la société civile déplore la recrudescence des incendies à Bukavu au Sud-Kivu, ville sous occupation du mouvement politico-militaire AFC/M23. Le 6 septembre 2026, une partie de Kadutu, qui est le plus grand marché local, a été dévasté par un feu venu de maisons voisines, et qui a occasionné d’importants dégâts économiques.

Au milieu des débris, Madeleine contemple avec désarroi son commerce parti en fumé : du poisson importé du Kenya et qu’elle vendait en gros sur le marché de Kadutu, à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). « Toute ma marchandise a été détruite par le feu, se désespère-t-elle. J’ai déchargé toutes mes marchandises de poissons salés avant-hier, et tout a été détruit. J’ai perdu toutes mes économies. Je suis sous le choc ».
                                      
Accolé au marché, des bâtiments du quartier de Nyamugo ont également été ravagés par l'incendie.
 
Vendeur de boissons, Patrick Mufuto a tout perdu également lorsqu'un immeuble de quatre étages dans lequel se trouvait son stock s'est effondré. « Ça fait 5 ans que je me débrouille, mais je viens de perdre tout en une seule journée. Je viens de perdre plus de 5 000 dollars et ça me fait très mal », lâche-t-il.
 
« Plus de 18 000 personnes qui ont perdu leurs maisons » vivent ailleurs

La société civile, elle, déplore ce nouvel incendie et rappelle que la vie économique de Bukavu et les moyens de subsistance des nombreuses familles sont déjà très affectés par la guerre.
 
Maitre Amani Lwamba Shadrack, président du Parlement citoyen pour la démocratie et la bonne gouvernance en RDC, affirme : « Sur une période d’une année, nous avons monitoré 57 personnes mortes dans les incendies dont 13 enfants, 2 831 maisons parties en fumée, plus de 4 000 ménages estimés à plus de 18 000 personnes en train de vivre dans des églises, dans des écoles et dans des familles d’accueil, parce qu’elles ont perdu leurs maisons... »
 
La société civile n’exclut pas que certains incendies soient d’origine criminelle. Mais elle rappelle que ces incendies sont souvent dus à l’imprudence humaine et aux raccordements frauduleux au courant électrique.

RFI

Mardi 8 Septembre 2026 - 10:29


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