Devant le pôle judiciaire et financier de Tunis, les journalistes crient « vous n'avez qu'à tous nous arrêter ».
L'arrestation de leurs collègues Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du site d'investigation Al Qatiba, est celle de trop, selon Zied Dabbar, président du syndicat des journalistes. « Le message est bien reçu. Le problème qui se pose c'est que lorsqu'un journaliste se trouve face à un pouvoir judiciaire qui ne croit pas vraiment à la liberté d'expression, tout sera foutu. Il y a quatre journalistes en prison, il y a 19 autres qui subissent des accusations et on doit savoir que nous sommes tous dans un état d'arrestation provisoire. »
Amine, militant de la société civile, est venu se joindre au mouvement, il a préféré garder l'anonymat. « Mohamed Yousfi est un journaliste qui travaille depuis des années sur des questions sociales, des questions parfois politiques aussi. Aujourd'hui, son arrestation pose beaucoup de questions. Attendons de voir, espérons sa libération, sinon pour quelles raisons il a été vraiment arrêté. »
Le syndicat des journalistes a mentionné que lors de sa garde à vue, Mohamed Yousfi a été surtout interrogé sur la ligne éditoriale d'Al Qatiba. Arrêté alors qu’il s’apprêtait à participer à une émission de radio sur la crise de l’eau en Tunisie, il a été placé en garde à vue pour des faits présumés d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent selon une source judiciaire.
Quatre syndicats de presse français et plusieurs syndicats étrangers ont exprimé leur soutien et dénoncé son arrestation. En France, les SNJ, SNJ-CGT,CFDT-Journalistes et SGJ-FO ont publié le 7 septembre un communiqué de soutien conjoint. « À travers Mohamed Yousfi, c’est une nouvelle fois le journalisme indépendant qui est attaqué en Tunisie. Comme Mourad Zeghidi, emprisonné depuis mai 2024, et plusieurs autres confrères et consœurs, il est aujourd’hui visé dans un contexte de répression croissante contre les journalistes », souligne le texte.
L'arrestation de leurs collègues Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du site d'investigation Al Qatiba, est celle de trop, selon Zied Dabbar, président du syndicat des journalistes. « Le message est bien reçu. Le problème qui se pose c'est que lorsqu'un journaliste se trouve face à un pouvoir judiciaire qui ne croit pas vraiment à la liberté d'expression, tout sera foutu. Il y a quatre journalistes en prison, il y a 19 autres qui subissent des accusations et on doit savoir que nous sommes tous dans un état d'arrestation provisoire. »
Amine, militant de la société civile, est venu se joindre au mouvement, il a préféré garder l'anonymat. « Mohamed Yousfi est un journaliste qui travaille depuis des années sur des questions sociales, des questions parfois politiques aussi. Aujourd'hui, son arrestation pose beaucoup de questions. Attendons de voir, espérons sa libération, sinon pour quelles raisons il a été vraiment arrêté. »
Le syndicat des journalistes a mentionné que lors de sa garde à vue, Mohamed Yousfi a été surtout interrogé sur la ligne éditoriale d'Al Qatiba. Arrêté alors qu’il s’apprêtait à participer à une émission de radio sur la crise de l’eau en Tunisie, il a été placé en garde à vue pour des faits présumés d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent selon une source judiciaire.
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