Le Premier ministre sénégalais, Al Aminou Lô, a fait sa Déclaration de politique générale (DPG) hier, mardi 08 septembre. Dans les colonnes de L’Observateur, Assane Niang, spécialiste en Communication institutionnelle et consultant international, a décrypté le grand oral. Pour lui, si la DPG est «cohérente dans sa communication institutionnelle», sa «faiblesse tient au risque de saturation technocratique».
Sur la forme d'abord, le consultant relève une posture de sobriété et de maîtrise. «Le Premier ministre ne cherche ni la confrontation ni la théâtralisation. Il s'installe dans un registre républicain fait de références à la Constitution, à la représentation nationale, à l'Etat et à la responsabilité publique», analyse-t-il, ajoutant qu’il s’agit d’une stratégie qui vise à construire une image de sérieux et de stabilité.
«La communication visuelle qui accompagne le discours renforce cette perception : portrait unique, codes graphiques constants et citations fortes, répétition maitrisée», a expliqué Assane Niang. Par ailleurs, si «l’identité est cohérente», pour lui, le discours était parfois «trop uniforme, au point de présenter de la même manière un simple diagnostic, une projection ou un engagement ferme».
Sur le fond, toujours selon le consultant, Ahmadou Al Aminou Lô a cherché à imposer sa marque : l'exécution, le suivi, l'évaluation et la culture du résultat. «Il ne tente pas de concurrencer le Président sur la vision et ne renie pas l'héritage de son prédécesseur (Ousmane Sonko), mais se positionne comme le gestionnaire, le coordinateur et le garant de la performance publique. D'où la multiplication des chiffres sur l'emploi, l'agriculture, l'éducation, la santé, l'énergie ou le logement», a-t-il précisé. «Le chiffre devient un instrument d'autorité et de crédibilité. Mais il devient aussi un engagement opposable : plus le gouvernement chiffre son action, plus il devra demain rendre compte, point par point, de ce qui a été effectivement réalisé», a aussi souligné Assane Niang.
Un discours «trop technocratique»
Reste les faiblesses. La principale, selon le consultant, tient justement à cette abondance de données. «Le discours donne une impression de maîtrise technique, mais il risque par moments de devenir trop technocratique pour le grand public. Un citoyen peut entendre des milliards FCFA, des pourcentages, des ratios et des projections sans toujours percevoir ce qui changera concrètement sa vie», a-t-il conclu.
Sur la forme d'abord, le consultant relève une posture de sobriété et de maîtrise. «Le Premier ministre ne cherche ni la confrontation ni la théâtralisation. Il s'installe dans un registre républicain fait de références à la Constitution, à la représentation nationale, à l'Etat et à la responsabilité publique», analyse-t-il, ajoutant qu’il s’agit d’une stratégie qui vise à construire une image de sérieux et de stabilité.
«La communication visuelle qui accompagne le discours renforce cette perception : portrait unique, codes graphiques constants et citations fortes, répétition maitrisée», a expliqué Assane Niang. Par ailleurs, si «l’identité est cohérente», pour lui, le discours était parfois «trop uniforme, au point de présenter de la même manière un simple diagnostic, une projection ou un engagement ferme».
Sur le fond, toujours selon le consultant, Ahmadou Al Aminou Lô a cherché à imposer sa marque : l'exécution, le suivi, l'évaluation et la culture du résultat. «Il ne tente pas de concurrencer le Président sur la vision et ne renie pas l'héritage de son prédécesseur (Ousmane Sonko), mais se positionne comme le gestionnaire, le coordinateur et le garant de la performance publique. D'où la multiplication des chiffres sur l'emploi, l'agriculture, l'éducation, la santé, l'énergie ou le logement», a-t-il précisé. «Le chiffre devient un instrument d'autorité et de crédibilité. Mais il devient aussi un engagement opposable : plus le gouvernement chiffre son action, plus il devra demain rendre compte, point par point, de ce qui a été effectivement réalisé», a aussi souligné Assane Niang.
Un discours «trop technocratique»
Reste les faiblesses. La principale, selon le consultant, tient justement à cette abondance de données. «Le discours donne une impression de maîtrise technique, mais il risque par moments de devenir trop technocratique pour le grand public. Un citoyen peut entendre des milliards FCFA, des pourcentages, des ratios et des projections sans toujours percevoir ce qui changera concrètement sa vie», a-t-il conclu.
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