Il n'existe à cette heure qu'une seule route praticable pour acheminer les camions d'aide vers Mekele, la capitale du Tigré. Donc pour l'heure, détaille l'agence Ocha, seuls 11% des camions qui seraient nécessaires ont pu passer la ligne de front. Alors qu'il en faudrait 100 par jour, dans la semaine du 21 au 28 septembre, seuls 79 ont par exemple pu passer par la région afar et atteindre Mekele, avec des chargements de nourriture, d'eau, de produits d'hygiène et de protection.
Mais pas de médicaments ou d'essence, toujours interdits de passage par le gouvernement éthiopien. Car ses partisans prétendent que cette aide bénéficie en réalité, disent-ils, aux « terroristes » du TPLF, le parti tigréen combattu par les autorités fédérales et qui gouverne de nouveau l'essentiel du Tigré.
Quant au porte-parole du ministère fédéral des Affaires étrangères Dina Mufti, il a affirmé vendredi que « certaines organisations internationales autorisées à fournir des services liés à la santé font des ravages qui mettent en péril la santé des communautés », sans autre précision.
Pour les populations donc, la descente aux enfers continue, et notamment pour les plus vulnérables. « Sur les plus de 15 000 femmes enceintes et allaitantes examinées, dit le bulletin d'Ocha, plus de 12 000 (...), ont reçu un diagnostic de malnutrition aiguë ». Et enfin, dit l'agence, « le débordement du conflit dans les régions voisines d'Afar et d'Amhara » commence à étendre aussi la crise humanitaire hors du Tigré lui-même.
Mais pas de médicaments ou d'essence, toujours interdits de passage par le gouvernement éthiopien. Car ses partisans prétendent que cette aide bénéficie en réalité, disent-ils, aux « terroristes » du TPLF, le parti tigréen combattu par les autorités fédérales et qui gouverne de nouveau l'essentiel du Tigré.
Quant au porte-parole du ministère fédéral des Affaires étrangères Dina Mufti, il a affirmé vendredi que « certaines organisations internationales autorisées à fournir des services liés à la santé font des ravages qui mettent en péril la santé des communautés », sans autre précision.
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