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Face aux pénuries d'essence et de camionneurs, le Royaume-Uni assouplit les règles d’immigrations

Pénurie de chauffeurs routiers, panique dans les stations-service… Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a confirmé, samedi 25 septembre au soir, que des mesures seraient prises pour assouplir les règles d’immigrations.



Cinq mille visas vont être délivrés à des chauffeurs étrangers pendant trois mois. Une réponse notamment à l’industrie agroalimentaire qui craint des pénuries pour Noël. Les représentants des commerçants avaient donné dix jours au gouvernement pour réagir. Sinon la saison des fêtes de fin d’année n’aura pas lieu comme prévu. Ce serait la deuxième année consécutive.
 
Pour garantir son bon déroulement, le programme est aussi étendu à 5 500 travailleurs dans le secteur de la volaille. Un des plus gros éleveurs de dinde du pays avait prévenu samedi 25 septembre qu’il ne savait pas si tous les Anglais pourraient acheter leur dinde de Noël à cause, notamment, du manque de chauffeurs.
 
Mais pour bien montrer que tout cela n’est que temporaire et que le problème se résoudra sur le long terme sans la main-d'œuvre étrangère, on a appris samedi aussi que Boris Johnson met la pression sur les patrons du secteur pour qu’ils augmentent les salaires des transporteurs routiers. Quatre mille personnes supplémentaires vont bénéficier d’une formation chauffeur poids lourds. Et enfin, les ministres ont appelé 40 000 retraités titulaires de ce permis à reprendre le travail.
 
Scènes de panique dans les stations-service
Le gouvernement a donc réagi vite. Il faut dire que depuis deux jours on assiste à des embouteillages dans les stations-service. Plusieurs enseignes de carburants connaissent des difficultés d’approvisionnements, ce qui crée des scènes de panique.
 
Et pourtant, les représentants des stations d’essence tentent de rassurer : il y a suffisamment de carburant pour répondre à la demande normale. Sauf que depuis deux jours, la demande est bien plus grande. Les automobilistes ont pris peur. Ils voulaient être sûrs de pouvoir aller au travail. D’autres avaient de longs trajets à faire pour le week-end et craignaient de se retrouver bloqués.
 
Certaines enseignes ont donc pris des mesures radicales. L’une des plus grandes du pays, qui possède environ 400 stations service, a déclaré qu’elle imposait désormais une limite de 30 livres par client tellement la demande était incontrôlable.
 
Et ça ne s'arrête pas à l'essence. Certaines pharmacies sont à court de médicaments. Il y a des pénuries dans les supermarchés, certains rayons sont vides. Là encore, cela risque de créer des achats de panique.
 
À l'origine de tout ça, il y a d’abord et surtout la pandémie. Aucun examen du permis de conduire pour les poids lourds n’a pu avoir lieu pendant plusieurs mois. Des milliers de futurs conducteurs attendent de pouvoir travailler.
 
Et pendant le confinement, beaucoup d’étrangers sont rentrés dans leur pays. Certains ne veulent plus revenir car ils ont trouvé du travail sur place et restent ainsi près de leur famille. La livre anglaise étant bien moins avantageuse depuis des années, le Royaume-Uni a perdu en attractivité.
Pour d’autres, impossible de fouler le sol anglais. Et là, c’est le Brexit qui complique les choses. Depuis janvier, les contrôles aux frontières sont très stricts. Même ceux qui vivaient et travaillaient au Royaume-Uni avant la pandémie ont parfois eu du mal à franchir la frontière.
 
Enfin, ces nouvelles mesures liées à la sortie du pays de l’Union européenne empêchent désormais de nombreux travailleurs européens de s’installer sur le territoire.
 
Les gens doivent se comporter « normalement »
Le ministre des Transports, Grant Shapps, a appelé, ce dimanche sur Sky News, les Britanniques à se « comporter normalement »: « Il y a énormément de carburant, il n'y a pas de pénurie de carburant dans le pays. Il faut donc que les gens se comportent normalement, qu'ils remplissent le réservoir de leur voiture comme ils le feraient en temps normal. Ainsi, il n'y aura pas de queues et pas de rupture d'approvisionnement dans les stations services. »
 
« J'ai bien peur, dit encore le ministre, qu'il y ait eu un communiqué irresponsable de la part de l'une des associations de transporteurs routiers qui a contribué à déclencher cette crise. C'est très, très inutile, et contre-productif. Je sais qu'ils veulent désespéremment avoir plus de chauffeurs européens ce qui va baisser les salaires des routiers britanniques. C'était l'une de leurs demandes depuis le tout début. »

RFI

Dimanche 26 Septembre 2021 - 13:17


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