Pour le pouvoir, ce dialogue offre des avantages. Les sujets épineux à l'ordre du jour montrent son ouverture. Il donne aussi des garanties à la communauté internationale pour qui, après avoir reçu froidement la réélection d'Ali Bongo, l'essentiel est qu'aujourd'hui il n'y ait pas de violence.
Libreville dit avoir convaincu une bonne partie des Gabonais de la nécessité du dialogue. « Plus de 1 000 organisations de la société civile et 54 partis participeront. Cela garantit l'inclusivité », estime Ali Akbar Onanga Yobéghé, co-rapporteur pour la majorité.
« Mascarade »
Cependant, fidèles à leurs principes, Jean Ping et les principaux membres de sa coalition boycotteront. Comment parler alors d'inclusivité sans le camp qui a reçu 48% des voix à la présidentielle? « La réalité d'alors n'est plus la même aujourd'hui. L'important ce n'est pas qui participe, mais les actes posés par le dialogue », répond le Premier ministre Issozé Ngondet.
« Ils nous veulent uniquement pour crédibiliser leur mascarade », rétorque un proche de Jean Ping. En effet pour certains, ce dialogue est une illusion. « Le régime doit apaiser la situation vu la tension sociale. Mais il gagne aussi du temps en espérant que l'opposition implose », analyse un expert. Plusieurs leaders de la galaxie Ping veulent aller aux législatives de juillet, persuadés que le score de la présidentielle permettra de rafler la mise. Mais si le dialogue accouche de réformes, le scrutin sera repoussé. « Ça pourrait affaiblir encore l'opposition », estime le même expert.
Libreville dit avoir convaincu une bonne partie des Gabonais de la nécessité du dialogue. « Plus de 1 000 organisations de la société civile et 54 partis participeront. Cela garantit l'inclusivité », estime Ali Akbar Onanga Yobéghé, co-rapporteur pour la majorité.
« Mascarade »
Cependant, fidèles à leurs principes, Jean Ping et les principaux membres de sa coalition boycotteront. Comment parler alors d'inclusivité sans le camp qui a reçu 48% des voix à la présidentielle? « La réalité d'alors n'est plus la même aujourd'hui. L'important ce n'est pas qui participe, mais les actes posés par le dialogue », répond le Premier ministre Issozé Ngondet.
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