Au moins une trentaine de manifestants ont été interpellés dans la capitale ghanéenne, dimanche 22 septembre, à l'occasion d'un rassemblement pour dénoncer l'inaction et la corruption du gouvernement face à l'orpaillage illégal. Ses organisateurs dénoncent une grave entrave à la liberté de manifester.
Plusieurs dizaines de manifestants et de membres de la société civile ont été arrêtés dimanche 22 septembre lors d’une manifestation à Accra, la capitale du Ghana. Avec pour principal slogan « Dites non au Galamsey », ce rassemblement, qui avait commencé la veille, visait à dénoncer l’inaction et la corruption du gouvernement face aux mines d’or illégales, selon l’ONG Democracy Hub.
Les premières interpellations ont eu lieu dans la matinée à une intersection routière d'Accra qu’un groupe de plusieurs dizaines de manifestants a tenté de bloquer. Pour Grace Ansah-Akrofi, directrice de la communication de la police ghanéenne, elles sont pleinement justifiées compte tenu du caractère illégal du rassemblement : « Samedi, nous avions de nouveau alerté les organisateurs de la manifestation. Nous leur avions demandé de reconsidérer les sept sites que la police leur proposait pour manifester en leur expliquant que le lendemain, nous allions nous assurer que le trafic routier resterait fluide et ne serait pas interrompu », explique-t-elle.
« Ce n’est pas à la police de nous dire où manifester »
Dans l'après-midi, une vingtaine de manifestants ont ensuite décidé de revenir sur les lieux. Parmi eux se trouve notamment Felicity Nelson, l’une des organisatrices de la manifestation, très en colère : « Ce n’est pas à la police de nous dire où nous pouvons manifester, ce n’est pas ce que dit la Constitution ghanéenne ! lance-t-elle. À chaque manifestation que nous organisons, nous faisons face à une réponse armée de la police. Il s'agit simplement d'une stratégie qui vise à décourager les gens de nous rejoindre ».
Quarante-cinq minutes plus tard seulement, la police intervient à nouveau. Felicity Nelson, ainsi qu’une dizaine d’autres participants, sont arrêtés à leur tour. Au total, 42 manifestants ont été interpellés durant cette journée selon la police. Les organisateurs de la mobilisation, qui dénoncent une grave entrave à la liberté de manifester, évoquent de leur côté le chiffre de 32 arrestations, dont celle d'une enfant de huit ans. Quant à Democracy Hub, elle accuse la police d’empêcher les manifestants d’avoir accès à un avocat.
Plusieurs dizaines de manifestants et de membres de la société civile ont été arrêtés dimanche 22 septembre lors d’une manifestation à Accra, la capitale du Ghana. Avec pour principal slogan « Dites non au Galamsey », ce rassemblement, qui avait commencé la veille, visait à dénoncer l’inaction et la corruption du gouvernement face aux mines d’or illégales, selon l’ONG Democracy Hub.
Les premières interpellations ont eu lieu dans la matinée à une intersection routière d'Accra qu’un groupe de plusieurs dizaines de manifestants a tenté de bloquer. Pour Grace Ansah-Akrofi, directrice de la communication de la police ghanéenne, elles sont pleinement justifiées compte tenu du caractère illégal du rassemblement : « Samedi, nous avions de nouveau alerté les organisateurs de la manifestation. Nous leur avions demandé de reconsidérer les sept sites que la police leur proposait pour manifester en leur expliquant que le lendemain, nous allions nous assurer que le trafic routier resterait fluide et ne serait pas interrompu », explique-t-elle.
« Ce n’est pas à la police de nous dire où manifester »
Dans l'après-midi, une vingtaine de manifestants ont ensuite décidé de revenir sur les lieux. Parmi eux se trouve notamment Felicity Nelson, l’une des organisatrices de la manifestation, très en colère : « Ce n’est pas à la police de nous dire où nous pouvons manifester, ce n’est pas ce que dit la Constitution ghanéenne ! lance-t-elle. À chaque manifestation que nous organisons, nous faisons face à une réponse armée de la police. Il s'agit simplement d'une stratégie qui vise à décourager les gens de nous rejoindre ».
Quarante-cinq minutes plus tard seulement, la police intervient à nouveau. Felicity Nelson, ainsi qu’une dizaine d’autres participants, sont arrêtés à leur tour. Au total, 42 manifestants ont été interpellés durant cette journée selon la police. Les organisateurs de la mobilisation, qui dénoncent une grave entrave à la liberté de manifester, évoquent de leur côté le chiffre de 32 arrestations, dont celle d'une enfant de huit ans. Quant à Democracy Hub, elle accuse la police d’empêcher les manifestants d’avoir accès à un avocat.
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