Sonia a une petite table de beauté au coin d’une rue à Nkembo dans le 2ème arrondissement de la capitale. Les déchets qui s’accumulent dans les poubelles juste en face font fuir ses clientes. Les mouches envahissent la table de manucure, nous explique-t-elle.
Même décor à Dragages dans le 6ème arrondissement. Maman Geneviève vend le manioc et les condiments. « Ça sent mauvais ! », se plaint-elle.
Plus les ordures ménagères s’accumulent dans les quartiers, plus la colère des riverains monte.
La société Averda en charge du nettoyage de la ville est consciente du désagrément mais elle fait pression pour être payée.
Nicolas Achkar, directeur du développement d’Averda est expressément venu de France. « Aujourd’hui, nous avons besoin d’un plan pour le remboursement de la dette et d’un paiement immédiat pour pouvoir reprendre le travail », nous explique t-il.
Serge William Akassaga, premier maire adjoint de Libreville considère cet arrêt du travail comme un chantage. « Et le Gabon est un Etat souverain qui ne va pas se soumettre au chantage d’Averda ! », nous assure-t-il.
Un plan d’urgence a été mis en place. Les grèves des éboueurs sont récurrentes à Libreville. En octobre dernier, les éboueurs de la société Averda s'étaient déjà mis en grève.
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