L’affaire Abdou Karim Gueye, dit « Xrum Xax », a été appelée à la barre du Tribunal de grande instance de Dakar ce jeudi 15 janvier 2026. Lors des plaidoiries, le prévenu a soutenu n’avoir organisé aucune manifestation. Selon lui, il accomplissait son devoir d’activiste en aidant des personnes à mobilité réduite pour la plupart des mendiants à connaître leurs droits et à s'informer sur les procédures à suivre pour une éventuelle manifestation, rappelant qu'ils sont des citoyens à part entière.
« Ce n’était ni une manifestation ni un rassemblement. J’apportais juste un soutien et une assistance à ces quatorze personnes à mobilité réduite qui étaient en garde à vue depuis trois jours », a-t-il déclaré.
Répondant à une question de Madame la Procureure sur la nature du soutien qu’il pensait pouvoir leur apporter, Abdou Karim Gueye a précisé : « Je leur apportais de la nourriture à chaque fois que je m’y rendais. » Revenant sur son refus de répondre aux questions des enquêteurs suite à son arrestation, Xrum Xax a indiqué avoir opté pour le silence afin d’éviter que ses propos ne soient déformés, comme cela arrive, selon lui, fréquemment.
Interrogé sur son attitude lors de l'enquête, notamment son refus de signer le procès-verbal et ses répliques telles que « je n'ai rien à vous dire », le prévenu a rétorqué que les enquêteurs lui avaient manqué de respect. Il a précisé qu'il s'était déjà confié au commissaire avant d'être confronté aux agents.
Il a également révélé qu'on l'avait arrêté sans lui notifier de motif et qu'en raison de ses différends passés avec la justice, où des propos lui auraient été faussement prêtés, il avait décidé de garder le silence.
Lors de la séance de questions-réponses avec l’un de ses avocats, Me El Hadji Diouf, le prévenu a expliqué avoir été arrêté alors qu’il justifiait sa présence à la Place de l’Indépendance auprès d’un journaliste. Il a réaffirmé qu'il ne s'agissait nullement d'un rassemblement.
D'après ses dires, il s'était rendu au commissariat central pour une visite et, y apprenant la libération de 14 mis en cause, il a réuni les personnes concernées pour échanger avec elles. Ils se sont d’abord rencontrés au niveau de la chambre de commerce, mais ils ont été délogés de là, c’est par l’agent qui était sur les lieux, qui leur a dit que cela pourrait perturber la circulation. C’est par la suite qu’ils ont opté de finir leur discussion dans le jardin sis à la place de l’indépendance. C’est de là que le journaliste les a aperçus et est venu le trouver pour savoir pourquoi et c’est ainsi qu’il lui a expliqué et de là, est venu son arrestation.
Partant de ces réponses, Me El Hadji Diouf a soutenu que son client a été « arrêté parce qu’il dérange, il n’a pas été arrêté pour le soutien apporté aux handicapés ni pour trouble à l’ordre public comme indiqué, mais plutôt pour le combat qu’il mène contre l’homosexualité au Sénégal et aussi pour les dénonciations qu’il fait et qui n’arrange pas le gouvernement ».
Face au juge, Karim Gueye a affirmé qu'il comptait poursuivre, de façon légale, son combat pour les handicapés et les Sénégalais en difficulté.
À l’issue des plaidoiries, la Procureure, a requis une peine de deux ans de prison, dont deux mois ferme. Cette réquisition a été jugée excessive par la défense, qui a plaidé la relaxe pure et simple. Pour les avocats de Xrum Xax, « aucune infraction n'est constituée ». « Il discutait de bonne foi avec ces personnes pour les aider. S'il avait voulu manifester, il saurait comment s'y prendre, ce n'est pas un novice », a souligné la défense.
Dans son délibéré, la juge a prononcé la relaxe pure et simple du prévenu.
« Ce n’était ni une manifestation ni un rassemblement. J’apportais juste un soutien et une assistance à ces quatorze personnes à mobilité réduite qui étaient en garde à vue depuis trois jours », a-t-il déclaré.
Répondant à une question de Madame la Procureure sur la nature du soutien qu’il pensait pouvoir leur apporter, Abdou Karim Gueye a précisé : « Je leur apportais de la nourriture à chaque fois que je m’y rendais. » Revenant sur son refus de répondre aux questions des enquêteurs suite à son arrestation, Xrum Xax a indiqué avoir opté pour le silence afin d’éviter que ses propos ne soient déformés, comme cela arrive, selon lui, fréquemment.
Interrogé sur son attitude lors de l'enquête, notamment son refus de signer le procès-verbal et ses répliques telles que « je n'ai rien à vous dire », le prévenu a rétorqué que les enquêteurs lui avaient manqué de respect. Il a précisé qu'il s'était déjà confié au commissaire avant d'être confronté aux agents.
Il a également révélé qu'on l'avait arrêté sans lui notifier de motif et qu'en raison de ses différends passés avec la justice, où des propos lui auraient été faussement prêtés, il avait décidé de garder le silence.
Lors de la séance de questions-réponses avec l’un de ses avocats, Me El Hadji Diouf, le prévenu a expliqué avoir été arrêté alors qu’il justifiait sa présence à la Place de l’Indépendance auprès d’un journaliste. Il a réaffirmé qu'il ne s'agissait nullement d'un rassemblement.
D'après ses dires, il s'était rendu au commissariat central pour une visite et, y apprenant la libération de 14 mis en cause, il a réuni les personnes concernées pour échanger avec elles. Ils se sont d’abord rencontrés au niveau de la chambre de commerce, mais ils ont été délogés de là, c’est par l’agent qui était sur les lieux, qui leur a dit que cela pourrait perturber la circulation. C’est par la suite qu’ils ont opté de finir leur discussion dans le jardin sis à la place de l’indépendance. C’est de là que le journaliste les a aperçus et est venu le trouver pour savoir pourquoi et c’est ainsi qu’il lui a expliqué et de là, est venu son arrestation.
Partant de ces réponses, Me El Hadji Diouf a soutenu que son client a été « arrêté parce qu’il dérange, il n’a pas été arrêté pour le soutien apporté aux handicapés ni pour trouble à l’ordre public comme indiqué, mais plutôt pour le combat qu’il mène contre l’homosexualité au Sénégal et aussi pour les dénonciations qu’il fait et qui n’arrange pas le gouvernement ».
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