Les récentes saisies de drogue et de billets noirs par les forces de l'ordre sénégalaises mettent en lumière une situation préoccupante au Sénégal. Selon l’ancien commissaire Cheikhouna Sadbou Keita, ces événements ne sont que la pointe de l'iceberg d'un problème bien plus profond qui positionne le pays comme « une plaque tournante du trafic de drogue en Afrique de l'Ouest. »
« Ces opérations surviennent dans un contexte particulier de tension. Mais il faut noter que depuis bien des années maintenant, les saisies se succèdent presque sans arrêt. On est sur un moment de pic simplement », a-t-il expliqué. Il a souligné que la sous-région est devenue une zone privilégiée par les narcotrafiquants, transformant progressivement les routes de la drogue.
Le Sénégal, avec sa position géographique stratégique, joue un rôle clé dans cette dynamique. « Notre pays, entouré de la Guinée-Conakry et de la Côte d’Ivoire, est au cœur de ce réseau. Nous avons des voies aériennes et maritimes, une côte étendue et de nombreux ports qui facilitent le trafic. Cela crée des occasions pour le développement de ces activités illicites », poursuit commissaire Keita dans un entretien avec le quotidien Bes bi.
Celui-ci insiste sur la gravité de la situation, souvent minimisée ou évitée dans les discours officiels. « Le Sénégal est une plaque tournante. On retrouve notre pays dans le peloton de tête des pays à haute activité de trafic de drogue, aux côtés du Ghana et du Nigeria. Sa situation géographique, ses frontières poreuses avec des pays comme la Guinée-Bissau et le Mali, facilitent cette réalité. »
Cheikhouna Sadbou Keita note également l'impact économique du trafic de drogue, notamment le blanchiment d'argent. « Le marché de la drogue se développe, avec des réalisations de blanchiment atteignant les 200 milliards dans l'immobilier. C’est cela être une plaque tournante : la constance et l'ampleur des activités illicites et la multiplicité des secteurs touchés. »
Face à cette réalité, le Sénégal se trouve à un carrefour crucial. Selon lui, la lutte contre le trafic de drogue nécessite une stratégie globale et coordonnée, intégrant des efforts régionaux et internationaux.
« Ces opérations surviennent dans un contexte particulier de tension. Mais il faut noter que depuis bien des années maintenant, les saisies se succèdent presque sans arrêt. On est sur un moment de pic simplement », a-t-il expliqué. Il a souligné que la sous-région est devenue une zone privilégiée par les narcotrafiquants, transformant progressivement les routes de la drogue.
Le Sénégal, avec sa position géographique stratégique, joue un rôle clé dans cette dynamique. « Notre pays, entouré de la Guinée-Conakry et de la Côte d’Ivoire, est au cœur de ce réseau. Nous avons des voies aériennes et maritimes, une côte étendue et de nombreux ports qui facilitent le trafic. Cela crée des occasions pour le développement de ces activités illicites », poursuit commissaire Keita dans un entretien avec le quotidien Bes bi.
Celui-ci insiste sur la gravité de la situation, souvent minimisée ou évitée dans les discours officiels. « Le Sénégal est une plaque tournante. On retrouve notre pays dans le peloton de tête des pays à haute activité de trafic de drogue, aux côtés du Ghana et du Nigeria. Sa situation géographique, ses frontières poreuses avec des pays comme la Guinée-Bissau et le Mali, facilitent cette réalité. »
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