Sous nos yeux s’installe une forme insidieuse de terreur intellectuelle : intimider, salir, insulter, menacer pour réduire au silence les cadres, les intellectuels, les religieux et tous ceux qui osent encore penser librement et contredire.
Nos valeurs de kersa, jom, sutura, jub, wer, teral et sella, qui ont longtemps cimenté notre société, sont progressivement détournées de leur sens pour devenir des instruments de coercition et de soumission.
Une jeunesse est parfois transformée en meute numérique, chargée de traquer la pensée différente, de dénuder les consciences et d’intimider ceux qui refusent la pensée unique.
Or, lorsqu’une société accepte la terreur intellectuelle, elle ouvre la porte à la terreur politique ; et lorsque la peur devient une méthode de conquête du pouvoir, la liberté deviendra sa première victime.
Ce qui fut dans le passé une arme contre un pouvoir finissant risque aujourd’hui de devenir une arme contre la République elle-même : ses institutions, son État de droit, sa démocratie et, finalement, le mandat souverain confié par le peuple au Président de la République.
C’est pourquoi refuser le silence est aujourd’hui un devoir civique.
Notre tradition n’est pas la soumission. Elle est le débat, la contradiction, la liberté de conscience et le respect de l’autre.
Opposons donc à la violence des mots la force des idées ; à l’intimidation, le courage ; à la haine, la dignité ; à la confusion, la raison.
Marchons posément, humblement et humainement pour un Sénégal souverain, juste, démocratique et prospère.
Dakar, dimanche 6 août 2026
Professeur Mary Teuw Niane
Nos valeurs de kersa, jom, sutura, jub, wer, teral et sella, qui ont longtemps cimenté notre société, sont progressivement détournées de leur sens pour devenir des instruments de coercition et de soumission.
Une jeunesse est parfois transformée en meute numérique, chargée de traquer la pensée différente, de dénuder les consciences et d’intimider ceux qui refusent la pensée unique.
Or, lorsqu’une société accepte la terreur intellectuelle, elle ouvre la porte à la terreur politique ; et lorsque la peur devient une méthode de conquête du pouvoir, la liberté deviendra sa première victime.
Ce qui fut dans le passé une arme contre un pouvoir finissant risque aujourd’hui de devenir une arme contre la République elle-même : ses institutions, son État de droit, sa démocratie et, finalement, le mandat souverain confié par le peuple au Président de la République.
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Notre tradition n’est pas la soumission. Elle est le débat, la contradiction, la liberté de conscience et le respect de l’autre.
Opposons donc à la violence des mots la force des idées ; à l’intimidation, le courage ; à la haine, la dignité ; à la confusion, la raison.
Marchons posément, humblement et humainement pour un Sénégal souverain, juste, démocratique et prospère.
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