Une armée sous-équipée, pas assez formée, pas à sa place... les critiques de l'opposition sont sévères. À l'image de Julius Malema, le chef du parti de l'EFF, pour qui les troupes sud-africaines doivent se retirer immédiatement. « Notre armée ne peut même pas surveiller des choux, ils ne serviraient à rien dans ma ferme. Nous n'avons pas les capacités, l'ANC a détruit l'armée. »
À l'opposé de l'échiquier politique, l'Alliance démocratique accuse le président Ramaphosa d'envoyer les soldats à la mort. Ils manqueraient de préparation et de matériel pour évoluer sur ce terrain complexe. Le problème vient des coupes budgétaires, selon le journaliste spécialisé Darren Olivier, qui travaille pour African Defence Review.
« Les coupures budgétaires, d'ampleur et répétées, fragilisent l'armée. Elles réduisent sa capacité à s'engager à l'extérieur et à mener ce genre d'opérations complexes. Pour moi, c'est irresponsable d'envoyer un contingent équipé de la sorte, compte tenu du niveau de menace et de préparation d'un groupe aussi nombreux que le M23. »
« Nous allons nous assurer que tout le matériel nécessaire soit fourni », s'est défendu la ministre de la Défense Thandi Modise au moment de recevoir les cercueils des deux défunts, tout en affirmant aux familles que les soldats reçoivent l'entraînement adéquat pour revenir sains et saufs.
Le ministre congolais de la Défense, Jean-Pierre Bemba, a transmis ses condoléances aux familles des victimes et assuré que la République démocratique du Congo ne ménagerait aucun effort pour assurer la sécurité des forces de la SADC déployées dans l'est du pays.
Discussions entre chefs d'Etat en Namibie
Alors que le président namibien Hage Geingob était enterré ce dimanche à Windhoek la capitale, plusieurs chefs d'État présents à la cérémonie en ont profité pour discuter du conflit en cours dans l'est de la RDC. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a réuni son homologue congolais Félix Tshisekedi, le président du Malawi Lazarus Chakwera et la réunion a été élargie avec l'invitation du président burundais Évariste Ndayishimiye.
L'Afrique du Sud et le Malawi participent à la mission militaire déployée par la Communauté de développement d'Afrique australe pour aider la RDC à combattre le M23. Le Burundi a des troupes dans le cadre d'un accord bilatéral avec Kinshasa.
Cette réunion fait suite à un premier rendez-vous organisé en marge du sommet de l'Union africaine le weekend dernier. Rien n'a filtré de ce nouvel entretien. Selon une source congolaise, il s'agissait simplement de réaffirmer l'engagement des troupes des parties prenantes et d'assurer une meilleure coordination pour assurer un mandat plus offensif à cette force.
À l'opposé de l'échiquier politique, l'Alliance démocratique accuse le président Ramaphosa d'envoyer les soldats à la mort. Ils manqueraient de préparation et de matériel pour évoluer sur ce terrain complexe. Le problème vient des coupes budgétaires, selon le journaliste spécialisé Darren Olivier, qui travaille pour African Defence Review.
« Les coupures budgétaires, d'ampleur et répétées, fragilisent l'armée. Elles réduisent sa capacité à s'engager à l'extérieur et à mener ce genre d'opérations complexes. Pour moi, c'est irresponsable d'envoyer un contingent équipé de la sorte, compte tenu du niveau de menace et de préparation d'un groupe aussi nombreux que le M23. »
« Nous allons nous assurer que tout le matériel nécessaire soit fourni », s'est défendu la ministre de la Défense Thandi Modise au moment de recevoir les cercueils des deux défunts, tout en affirmant aux familles que les soldats reçoivent l'entraînement adéquat pour revenir sains et saufs.
Le ministre congolais de la Défense, Jean-Pierre Bemba, a transmis ses condoléances aux familles des victimes et assuré que la République démocratique du Congo ne ménagerait aucun effort pour assurer la sécurité des forces de la SADC déployées dans l'est du pays.
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