À en croire l’Arabie saoudite, la plupart de ces travailleurs domestiques kényans décédés sur son sol auraient succombé à des « crises cardiaques ». Mais le secrétaire d’État kényan aux Affaires étrangères ne cache pas ses doutes sur cette version officielle.
Auditionnée devant des députés la semaine dernière, Macharia Kamau, a qualifié ces décès de « douteux » « Il n’est pas possible que toutes ces personnes jeunes meurent de crise cardiaque », a-t-il déclaré.
Vers un moratoire sur l'envoi de travailleurs ?
Depuis le début de cette année, 41 travailleurs kényans décédés ont déjà été recensés à Riyad. C’est dix fois plus qu’en 2019 et bien plus également que dans les autres pays du Golfe, tout aussi friands de cette main d’œuvre bon marché.
Le secrétaire d’État kényan plaide donc pour que Nairobi impose un moratoire sur l’envoi ces travailleurs domestiques à Riyad tant que l’Arabie saoudite ne s’engage pas à prendre des mesures pour garantir leur sécurité.
Le recours à ces travailleurs est en effet encadré depuis 2015 par une convention signée entre le Kenya et l’Arabie saoudite. Elle prévoit notamment que les agences de recrutement soumettent au préalable les contrats de ces travailleurs à l’approbation du ministère kényan du Travail. Un garde-fou visiblement insuffisant, d’autant que de nombreuses agences opèrent sans être enregistrées, échappant ainsi à tout contrôle des autorités.
Auditionnée devant des députés la semaine dernière, Macharia Kamau, a qualifié ces décès de « douteux » « Il n’est pas possible que toutes ces personnes jeunes meurent de crise cardiaque », a-t-il déclaré.
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Depuis le début de cette année, 41 travailleurs kényans décédés ont déjà été recensés à Riyad. C’est dix fois plus qu’en 2019 et bien plus également que dans les autres pays du Golfe, tout aussi friands de cette main d’œuvre bon marché.
Le secrétaire d’État kényan plaide donc pour que Nairobi impose un moratoire sur l’envoi ces travailleurs domestiques à Riyad tant que l’Arabie saoudite ne s’engage pas à prendre des mesures pour garantir leur sécurité.
Le recours à ces travailleurs est en effet encadré depuis 2015 par une convention signée entre le Kenya et l’Arabie saoudite. Elle prévoit notamment que les agences de recrutement soumettent au préalable les contrats de ces travailleurs à l’approbation du ministère kényan du Travail. Un garde-fou visiblement insuffisant, d’autant que de nombreuses agences opèrent sans être enregistrées, échappant ainsi à tout contrôle des autorités.
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