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Les recommandations de Crisis Group sur la situation politique du Mali



Les recommandations de Crisis Group sur la situation politique du Mali
Dans un rapport de plus de 300 pages rendu public le 21 septembre, Crisis Group a formulé plusieurs recommandations à l’endroit du gouvernement de la transition du Mali. Pour prévenir une nouvelle sortie de route de la transition, l’ONG estime que les forces politiques et sociales maliennes et les partenaires internationaux devraient continuer de faire pression sur les autorités de transition, et le président Goita en particulier, qui ont promis une réduction du train de vie de l'Etat et une meilleure gestion des deniers publics, notamment dans les secteurs de la défense et de la sécurité, qui ont été émaillés de scandales financiers ces dernières années.

Le gouvernement, selon l’organisation devrait créer les conditions de l'adoption consensuelle d'une nouvelle loi électorale et d'une nouvelle charte des partis deux objectifs encore réalisables de la feuille de route afin d'assainir le jeu électoral, notamment en réduisant le contrôle de l'administration territoriale sur l'organisation des élections et en remédiant à la multiplication de partis politiques sans programme réel.

Egalement, il doit encourager les autorités de transition, dans le cadre des réformes plus ambitieuses contenues dans la feuille de route notamment la révision constitutionnelle à mettre en place un processus national de consultations soucieux d'identifier les facteurs de blocages et à laisser à des autorités démocratiquement élues le soin de soumettre à référendum un projet de nouvelle constitution.

Mais, aussi, rester vigilants et se montrer fermes en cas d'usage de la violence contre les oppositions politiques, ce dont les putschistes se sont jusqu'ici abstenus.

Par ailleurs, Crisis Group estime que les partenaires internationaux devraient moins se préoccuper de mettre un terme à la transition dans les délais convenus que de chercher à préserver et à concrétiser l'engouement pour la refondation de l'Etat, né après la chute d'IBK.

Ils devraient inscrire leurs actions dans le plus long terme et tenter dès aujourd'hui de mieux identifier et soutenir les forces porteuses du changement. Les partenaires internationaux devraient moins imposer un modèle extérieur d'Etat vertueux que faire plus de place aux initiatives locales visant, à l'intérieur de l'administration, à produire des services plus efficaces et adaptés.
 

Salif SAKHANOKHO

Vendredi 24 Septembre 2021 - 12:40


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