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Lettre des enseignants à Macky Sall : Mr le Président, nous ne sommes pas contre vous"

En sus des grèves, débrayages et autres, les enseignants qui n’ont pas encore eu encore l’occasion, cette année, d’être face au chef de l’Etat ont décidé de le joindre autrement. En effet, c’est par le biais d’une lettre que les syndicalistes ont choisi de joindre le Président Macky Sall. Lettre à travers laquelle ils ont vilipendé certains de ses «collaborateurs» qui veulent lui faire croire qu’ils sont contre lui. Ce qui n’est nullement le cas, se défendent-ils.



Lettre des enseignants à Macky Sall : Mr le Président, nous ne sommes pas contre vous"
 
« A Monsieur le Président de la République Macky Sall.

Monsieur Le président, contrairement à ce que certains de vos collaborateurs, conseillers et responsables politiques veulent vous faire croire, les enseignants ne sont pas contre vous. Ils ne se battent pas contre vous. Leur combat n'est pas politique. La preuve, parmi les grévistes beaucoup sont de votre formation politique. Les enseignants se battent pour leur carrière et leurs conditions de vie et de travail qui transcendent votre mandat. Le combat politique appartient à d'autres acteurs et le moment venu  les Sénégalais en toute liberté apprécieront les programmes et projets de société et choisiront librement celui qui va présider à leur destinée pour 05 ans.

Monsieur Le président, savez vous que des enseignants sont restés 10 ans sans avancer ? Monsieur Le président, savez vous que des enseignants attendent depuis plus de 05 ans leur reclassement dans un autre corps ? Monsieur Le président,  savez vous que des enseignants attendent depuis plus de 05 ans un arrêté d'admission définitive ?  Toutes ces lenteurs administratives font que l'État doit une dette de plus de 80 milliards aux enseignants. Monsieur Le président, de tous les travailleurs, les enseignants sont les premiers à bénéficier de l'indemnité de logement. Malheureusement aujourd'hui ils ont la plus faible indemnité de logement (60000 f pour tous les corps) malgré le coût élevé du loyer. Sachant que 80% de leur travail se fait à la maison,  quoi de plus normal qu'ils demandent une augmentation substantielle de cette indemnité voire un alignement pour une question de justice.

Monsieur Le président de la République, avec ces petits prêts dans les banques avec des taux exorbitants, les travailleurs souffrent et peinent à avoir un toit. C'est pour cette raison qu'ils demandent le soutien de l'État, l'accompagnement de l'État à travers le crédit DMC qui est aussi un acquis syndical. En quoi cette revendication est politique ? De nombreux efforts sont en train d'être fait pour résorber le nombre d'abris provisoires. Cependant ces efforts seront vains s'il n'y a pas dans la chaîne des valeurs la motivation de l'enseignant qui est un intrant pédagogique pour l'atteinte de la qualité. Voilà entre autres motifs les raisons de notre grève. Prenez en main sans intermédiaire cette question de l'école qui doit être une sur priorité  afin de sortir de l'impasse au grand bénéfice de la nation. Tout autre discours est Faux et Malhonnête.

Très Fraternellement ». 
 

Aida Ndiaye (Stagiaire)

Mercredi 14 Mars 2018 - 18:10



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