Ce transfert d'armement est une violation de l'embargo sur les armes sous lequel se trouve placée la Libye depuis la chute du général Kadhafi en 2011. Les experts onusiens ont réussi à prouver que les Emirats Arabes Unis avaient fourni des hélicoptères, des drones, des avions militaires et des véhicules blindés aux forces loyales au général Haftar et contribué à l'extension de la base aérienne d'Al Khadim entre 2014 et 2017.
Des moyens aériens qui auraient permis au général Haftar d'assoir son emprise sur l'est et le sud libyen au détriment du pouvoir de Tripoli.
Le soutien des Emirats n'est pas nouveau mais c'est la première fois que des preuves formelles sont apportées : les experts onusiens ont en effet remonté les numéros de série des appareils, achetés en Biélorussie pour le compte des Emirats Arabes Unis pour être finalement livrés en Libye.
Au mauvais moment
Les autorités d'Abu d'Dhabi ont refusé de s'expliquer. Mais ce rapport tombe on ne peut plus mal alors que les Emirats Arabes Unis et l'Arabie saoudite ont rompu les liens diplomatiques avec le Qatar accusé de financer le terrorisme, notamment en Libye. Ce rapport prouve que les Emirats jouent eux aussi un rôle déstabilisateur dans le pays.
-
Après son revirement sur le Groenland, Trump dévoile son «Conseil de la paix» à Davos
-
RDC: un millier de personnes poussées à fuir après le retrait de l’AFC/M23 à Uvira
-
Zones de conflit en RDC: les violations des droits humains en nette augmentation, signale l'ONU
-
Quel jeu diplomatique joue Lomé dans l'extradition de l’ex-putschiste Paul-Henri Damiba vers le Burkina Faso?
-
À Brazzaville, un sommet extraordinaire de la Cemac sur fond de tensions économiques





Après son revirement sur le Groenland, Trump dévoile son «Conseil de la paix» à Davos


