Un an après avoir quitté Madagascar à bord d’un avion militaire français en pleine mobilisation de la Génération Z et abandonné le pouvoir à l'armée et au colonel Michael Randrianirina qui dirige, depuis, la transition, que sont devenus l’ancien président Andry Rajoelina et ses fidèles ?
Si l'ex-chef de l'État vit en exil, à Madagascar il ne reste presque rien de son camp. Alors qu'Andry Rajoelina, qui réside la plupart du temps à Dubaï, cherche, depuis les Émirats, des appuis auprès de ses anciens homologues africains – au mois de février dernier, il s’est par exemple affiché à une cérémonie officielle en Eswatini dont le roi a qualifié son éviction d’anticonstitutionnelle, ce qui a provoqué la colère de la junte –, sur la Grande Île, la plupart de ses députés ont rallié les militaires.
Exil, prison ou ralliement
Quant à ses fidèles, eux aussi ont pris la fuite, comme l’ancien maire de la capitale Naina Andriantsitohaina, ou sont en prison, à l'instar de sa conseillère Rinah Rakotomanga et de son ex-ministre de l’Éducation Marie-Michelle Sahondrarimalala, condamnée à la fin du mois de septembre à cinq ans ferme pour atteinte à la sûreté de l’État. L’homme d’affaires Mamy Ravatomanga, pilier financier du régime déchu, est pour sa part détenu à Maurice depuis décembre.
À l'inverse, l’ancien président, lui, échappe pour l’instant à la justice. La Cour des comptes a beau avoir décrit un accaparement des ressources publiques au profit de ses proches, les députés n’ont jamais voté sa mise en accusation, indispensable avant tout procès. Dès le début de la transition, en revanche, Andry Rajoelina a été déchu de sa nationalité malgache pour avoir obtenu la nationalité française en 2014.
Si l'ex-chef de l'État vit en exil, à Madagascar il ne reste presque rien de son camp. Alors qu'Andry Rajoelina, qui réside la plupart du temps à Dubaï, cherche, depuis les Émirats, des appuis auprès de ses anciens homologues africains – au mois de février dernier, il s’est par exemple affiché à une cérémonie officielle en Eswatini dont le roi a qualifié son éviction d’anticonstitutionnelle, ce qui a provoqué la colère de la junte –, sur la Grande Île, la plupart de ses députés ont rallié les militaires.
Exil, prison ou ralliement
Quant à ses fidèles, eux aussi ont pris la fuite, comme l’ancien maire de la capitale Naina Andriantsitohaina, ou sont en prison, à l'instar de sa conseillère Rinah Rakotomanga et de son ex-ministre de l’Éducation Marie-Michelle Sahondrarimalala, condamnée à la fin du mois de septembre à cinq ans ferme pour atteinte à la sûreté de l’État. L’homme d’affaires Mamy Ravatomanga, pilier financier du régime déchu, est pour sa part détenu à Maurice depuis décembre.
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