Au Mali, la justice a tranché : dix ans de prison ferme - dont trois avec sursis - pour le chroniqueur Ras Bath et l’influenceuse Rokia Doumbia dite « Rose, la vie chère » : à la lecture du verdict, les deux condamnés sont restés impassibles. À côté d’eux, parmi les avocats, Me Bathily, le père de Ras Bath, réfléchit à la question de savoir s’il faut, oui ou non, faire appel de cette décision de justice.
L’un des moments forts du procès, qui a attiré du monde, a été l’apparition du chroniqueur, le poing levé, dans la cour du palais de justice, sous les cris de ses partisans qui scandaient « Libérez Ras Bath ! ». Visiblement diminué physiquement, celui-ci ne s’en est pas moins affiché déterminé.
Des joutes verbales dans la salle d’audience ont également marqué la procédure. Alors que, pour l’accusation, il ne faisait ainsi aucun doute que les deux accusés étaient bien en « association de malfaiteurs » et ont porté « atteinte au crédit de l’État », la défense a, elle, balayé d’un revers de main toutes les accusations.
Procès-verbaux contredisant les propos du ministère public, droits de la défense bafoués… : « Si, pour vous, c’est ça le droit, continuez ! », a ainsi publiquement asséné un avocat un peu comme si le verdict était connu d’avance, après que le procureur soit allé encore plus loin en demandant une condamnation, expliquant clairement qu’il fallait éloigner Ras Bath des radios et des réseaux sociaux. « C’est un danger pour les actuelles autorités », avait-il martelé.
Dès la fin du procès, un des avocats de la défense, Me Ladji Traoré a martelé : « Nous n’acceptons pas cette décision de la justice malienne ». Il annonce un pourvoi devant la Cour suprême. Plusieurs associations ont de leur côté fortement critiqué la peine de 10 ans de prison dont trois avec sursis infligée au célèbre chroniqueur et à l’influenceuse. Parmi eux, Souleymane Camara, président du Réseau des défenseurs des droits humains du Mali.
« Rose souffre le martyre. De telles choses ne se seraient pas passées si nous étions en démocratie. Ce ne sont pas les poursuites judiciaires ou les menaces de poursuites judiciaires qui empêcheront les citoyens d'exprimer leur ras-le-bol ».
Au Mali où les partis politiques sont interdits, c’est sous couvert de l’anonymat que s’expriment des responsables de formations politiques. « Il est clair que Ras Bath dérangeait. La junte a peur de sa popularité », confie une grande figure du marigot politique local. Pour une femme dirigeante d’une ancienne association politique : « Si le célèbre chroniqueur était sorti de prison, il pouvait appeler au renversement du régime. C’est pourquoi on l’a condamné à sept ans de prison ». Chez des partisans de la junte, certains trouvent la peine lourde même si pour eux, « la justice a fait son travail. »
D’autres personnes interrogées espèrent bientôt une grâce présidentielle pour les condamnés.
L’un des moments forts du procès, qui a attiré du monde, a été l’apparition du chroniqueur, le poing levé, dans la cour du palais de justice, sous les cris de ses partisans qui scandaient « Libérez Ras Bath ! ». Visiblement diminué physiquement, celui-ci ne s’en est pas moins affiché déterminé.
Des joutes verbales dans la salle d’audience ont également marqué la procédure. Alors que, pour l’accusation, il ne faisait ainsi aucun doute que les deux accusés étaient bien en « association de malfaiteurs » et ont porté « atteinte au crédit de l’État », la défense a, elle, balayé d’un revers de main toutes les accusations.
Procès-verbaux contredisant les propos du ministère public, droits de la défense bafoués… : « Si, pour vous, c’est ça le droit, continuez ! », a ainsi publiquement asséné un avocat un peu comme si le verdict était connu d’avance, après que le procureur soit allé encore plus loin en demandant une condamnation, expliquant clairement qu’il fallait éloigner Ras Bath des radios et des réseaux sociaux. « C’est un danger pour les actuelles autorités », avait-il martelé.
Dès la fin du procès, un des avocats de la défense, Me Ladji Traoré a martelé : « Nous n’acceptons pas cette décision de la justice malienne ». Il annonce un pourvoi devant la Cour suprême. Plusieurs associations ont de leur côté fortement critiqué la peine de 10 ans de prison dont trois avec sursis infligée au célèbre chroniqueur et à l’influenceuse. Parmi eux, Souleymane Camara, président du Réseau des défenseurs des droits humains du Mali.
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