Le directeur général adjoint de Première urgence, Erwan Legrand savoure la libération du médecin nigérien, éprouvé, mais en forme : « Il est fatigué moralement parce qu’il y a eu des moments évidemment très difficiles, des menaces aussi fortes. Maintenant, l’épisode complet a duré un peu moins d’une semaine. On a pu l’avoir, il est sur le chemin du retour à Bamako. Ça allait, il était vraiment très content, ça a compensé les moments difficiles. Il n’a pas été violenté, c’est plus une pression psychologique, mais il n’a pas subi de violence de la part du groupe. »
Des ravisseurs avec lesquels l’ONG était entrée en communication dès le lendemain de l’enlèvement, poursuit Erwan Legrand, joint au téléphone apr Claire Fages de la rédaction Afrique : « C’est un groupe très local d’Ansongo. Probablement pas jihadiste, on a aucun élément qui l’indiquerait. Un groupe probablement pas non plus très organisé, c’est ce qui nous a permis grâce à nos discussions avec les réseaux communautaires, locaux, de trouver une issue politique.
On a un principe de base qui est que nous n’entrons pas dans des discussions financières, parce qu’on sait très bien que si on payait une rançon, pour nous, ce serait mettre en danger toutes nos activités sur le long terme, mais oui ça fait partie des choses que, initialement, ils s’étaient imaginés. »
Déjà confrontée à des problèmes de sécurité, mais jamais à un enlèvement, Première urgence réfléchit à la reprise de ses activités humanitaires dans la région de Gao.
Des ravisseurs avec lesquels l’ONG était entrée en communication dès le lendemain de l’enlèvement, poursuit Erwan Legrand, joint au téléphone apr Claire Fages de la rédaction Afrique : « C’est un groupe très local d’Ansongo. Probablement pas jihadiste, on a aucun élément qui l’indiquerait. Un groupe probablement pas non plus très organisé, c’est ce qui nous a permis grâce à nos discussions avec les réseaux communautaires, locaux, de trouver une issue politique.
On a un principe de base qui est que nous n’entrons pas dans des discussions financières, parce qu’on sait très bien que si on payait une rançon, pour nous, ce serait mettre en danger toutes nos activités sur le long terme, mais oui ça fait partie des choses que, initialement, ils s’étaient imaginés. »
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