Ils ont été au moins une centaine à tenter d’entrer dans le site du tunnel sous la Manche cette nuit. Et pour y accéder, ils n’ont pas hésité à prendre beaucoup de risques : traverser à pied quatre tronçons d’autoroute, courir le long des nationales pour échapper aux policiers, enjamber les voies ferrées, frôler les trains, pour finalement arriver en pleine nuit près du site du tunnel sous la Manche.
Ce qui frappe chez ces hommes, ces femmes et parfois ces enfants, c’est leur détermination. Certains ont peur, ils le disent, mais il n’y a aucune hésitation dans leur regard, dans leur discours. Pour eux, l’Angleterre, c’est l’espoir d’une vie meilleure. « J’essaie d’aller en Angleterre. Là-bas, c’est bien. Les enfants reçoivent une bonne éducation. Je sais que la route est dangereuse, mais je veux essayer », glissait ainsi Awal, âgé de seulement douze ans, qui tente depuis trois semaines de rejoindre le tunnel sous la Manche. « Ce n’est pas bien pour nous, on risque notre vie, mais on essaie », rapporte en écho Kemji, un Erythréen.
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