Dans son discours, Abourahamane Tiani l'a répété : l'uranium de la mine d'Arlit est désormais propriété pleine et entière de l'État. « L'uranium. Il est nigérien, le Niger a investi. »
Mais vendredi, le chef de l'État s'est dit aussi prêt à restituer à la France une partie de l'uranium produit par Orano avant la reprise de la mine par le Niger. « La France a ses 63,4% de 156 231 tonnes. S’ils veulent demain qu'on leur envoie ça, nous payons nous-mêmes le transport pour leur envoyer parce qu'ils étaient là au moment où ça a été produit. Mais tout ce qui a été produit par la suite est nigérien. Et restera nigérien, inshallah »
Dans cette affaire, le groupe minier affirme avoir été dépossédé de ses ressources, quand Niamey invoque la nationalisation du site. À ce jour, côté français, deux procédures ont été engagées concernant le stock d'uranium de la Somaïr.
La première action est portée devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi). La seconde devant la justice française. En décembre, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour vol en bande organisée dans le but de servir les intérêts d'une puissance étrangère.
De son côté, le Niger a annoncé début février sa volonté de porter plainte contre Orano. Niamey avance notamment les préjudices subis sur l'environnement durant la période d'exploitation de la mine par le groupe français. Contacté par RFI, Orano n'a pour le moment pas réagi aux propos du général Tiani.
Mais vendredi, le chef de l'État s'est dit aussi prêt à restituer à la France une partie de l'uranium produit par Orano avant la reprise de la mine par le Niger. « La France a ses 63,4% de 156 231 tonnes. S’ils veulent demain qu'on leur envoie ça, nous payons nous-mêmes le transport pour leur envoyer parce qu'ils étaient là au moment où ça a été produit. Mais tout ce qui a été produit par la suite est nigérien. Et restera nigérien, inshallah »
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