L’ambiance était électrique ce week-end à Tivaouane Peulh. Las d’enchaîner des démarches administratives sans suite, les propriétaires de l’extension de la cité des enseignants ont tenu un point de presse pour dénoncer une situation foncière qu’ils jugent « insupportable ». Au cœur du conflit : un individu qui s’approprierait et revendrait des dizaines d’hectares au mépris des occupants déjà établis.
Un « flou artistique » sur 22 hectares
Mbaye Ba, Président du collectif, n’a pas mâché ses mots. Selon lui, le principal mis en cause aurait déjà vendu plus de 15 hectares à diverses entités (coopératives, corps militaires et paramilitaires), mais continuerait de réclamer des terres dix ans après.
« Comment une seule personne peut-elle vendre plus de 20 hectares dans une assiette qui relève du domaine national, alors que nous peinons à sécuriser 150 m² pour nos familles ? » s’est-il interrogé.
Sur les 28 hectares que compte l’extension de Tivaouane Peulh, seuls 6 hectares sont clairement identifiés (5 pour les enseignants et 1 pour la famille Gueye). Le collectif exige aujourd'hui une vérification factuelle sur le terrain plutôt que de simples contrôles de documents, accusant le promoteur de « déplacer ses papiers » au gré de ses intérêts.
Des familles à bout de souffle
Le témoignage de Marième Keïta Touré illustre le drame social qui se joue sur le site. Son époux, propriétaire historique, voit son bien faire l'objet de transactions multiples. « Nous sommes épuisés. On détruit des fondations, on revend nos terrains à plusieurs personnes différentes alors que nous étions là quand la zone était encore déserte », confie-t-elle, appelant la justice à faire son travail pour protéger leur patrimoine acquis « honnêtement ».
La DSCOS et le sous-préfet interpellés
Pour Mor Diop Tob, membre de la coopérative, le problème réside également dans la lenteur du traitement des dossiers par la Direction de la Surveillance et du Contrôle de l'Occupation du Sol (DSCOS). Il souligne une anomalie flagrante : des acheteurs se présentent avec de simples actes de vente pour réclamer des parcelles à des propriétaires détenteurs de délibérations et d'attestations d'attribution en bonne et due forme depuis 2014.
« Il s'agit simplement de venir sur place et d'observer de façon factuelle », martèle Mbaye Ba, qui place désormais ses espoirs entre les mains du sous-préfet de Sangalkam Niague, décrit comme le « père de la population ». Le collectif demande une intervention d’urgence de la Primature et de la Présidence pour ordonner un état des lieux exhaustif
Un « flou artistique » sur 22 hectares
Mbaye Ba, Président du collectif, n’a pas mâché ses mots. Selon lui, le principal mis en cause aurait déjà vendu plus de 15 hectares à diverses entités (coopératives, corps militaires et paramilitaires), mais continuerait de réclamer des terres dix ans après.
« Comment une seule personne peut-elle vendre plus de 20 hectares dans une assiette qui relève du domaine national, alors que nous peinons à sécuriser 150 m² pour nos familles ? » s’est-il interrogé.
Sur les 28 hectares que compte l’extension de Tivaouane Peulh, seuls 6 hectares sont clairement identifiés (5 pour les enseignants et 1 pour la famille Gueye). Le collectif exige aujourd'hui une vérification factuelle sur le terrain plutôt que de simples contrôles de documents, accusant le promoteur de « déplacer ses papiers » au gré de ses intérêts.
Des familles à bout de souffle
Le témoignage de Marième Keïta Touré illustre le drame social qui se joue sur le site. Son époux, propriétaire historique, voit son bien faire l'objet de transactions multiples. « Nous sommes épuisés. On détruit des fondations, on revend nos terrains à plusieurs personnes différentes alors que nous étions là quand la zone était encore déserte », confie-t-elle, appelant la justice à faire son travail pour protéger leur patrimoine acquis « honnêtement ».
La DSCOS et le sous-préfet interpellés
Pour Mor Diop Tob, membre de la coopérative, le problème réside également dans la lenteur du traitement des dossiers par la Direction de la Surveillance et du Contrôle de l'Occupation du Sol (DSCOS). Il souligne une anomalie flagrante : des acheteurs se présentent avec de simples actes de vente pour réclamer des parcelles à des propriétaires détenteurs de délibérations et d'attestations d'attribution en bonne et due forme depuis 2014.
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