Le président Mohamed Bazoum ne cesse de le répéter : « l’enseignement est sa priorité ». Le chef de l’État l’a pris « dans sa main droite », comme on le dit au Niger. Augmentation du taux de scolarisation, croissance démographique : chaque année, 500 000 enfants commencent l’école primaire.
À Zinder, dans le sud du Niger, l'incendie d'une classe en paillote a provoqué la mort de trois élèves lundi 6 février. Ce nouveau drame met en lumière le problème récurrent de ces constructions précaires. Si les classes paillotes sont interdites en ville, elles restent nécessaires pour scolariser tout le monde. Pour Lawali Issoufou, le secrétaire général du Syndicat des enseignants du Niger, il est donc essentiel de faire de la prévention. « On doit mettre les mesures sécuritaires, notamment en engageant des gardiens, estime-t-il. Mais aussi en sensibilisant les élèves, les parents d’élèves et toute leur communauté, les quartiers… Pour que chacun mette sa main dans la surveillance et la vigilance. »
Un chantier de long terme
Si les autorités ont lancé un vaste projet de construction d’école en dur, le porte-parole du gouvernement reconnaît que le chantier est immense et prendra du temps. Tidjani Idrissa Abdoulkadri met lui aussi en avant la nécessité d’assurer une meilleure sécurité dans les établissements : « Il est évident que la résorption de ces classes en paillote va nous prendre encore quelques années. D’ici là, il va falloir continuer d’enseigner aux enfants et le souhait du gouvernement, c’est qu’il y ait plus d’attention, beaucoup plus de surveillance pour éviter ces drames. »
36 000 classes paillotes étaient dénombrées en avril 2022 au Niger. Malgré les risques, les « classes en tiges », comme les appellent les anciens, restent un outil essentiel pour assurer une bonne scolarisation.
À Zinder, dans le sud du Niger, l'incendie d'une classe en paillote a provoqué la mort de trois élèves lundi 6 février. Ce nouveau drame met en lumière le problème récurrent de ces constructions précaires. Si les classes paillotes sont interdites en ville, elles restent nécessaires pour scolariser tout le monde. Pour Lawali Issoufou, le secrétaire général du Syndicat des enseignants du Niger, il est donc essentiel de faire de la prévention. « On doit mettre les mesures sécuritaires, notamment en engageant des gardiens, estime-t-il. Mais aussi en sensibilisant les élèves, les parents d’élèves et toute leur communauté, les quartiers… Pour que chacun mette sa main dans la surveillance et la vigilance. »
Un chantier de long terme
Si les autorités ont lancé un vaste projet de construction d’école en dur, le porte-parole du gouvernement reconnaît que le chantier est immense et prendra du temps. Tidjani Idrissa Abdoulkadri met lui aussi en avant la nécessité d’assurer une meilleure sécurité dans les établissements : « Il est évident que la résorption de ces classes en paillote va nous prendre encore quelques années. D’ici là, il va falloir continuer d’enseigner aux enfants et le souhait du gouvernement, c’est qu’il y ait plus d’attention, beaucoup plus de surveillance pour éviter ces drames. »
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