L'ancien chef de la sécurité d'État, le colonel Kassoum Goïta, l'agent de ces mêmes services, Abdoulaye Ballo, l'opérateur économique Sandi Ahmed Saloum et le féticheur Issa Samaké (dit « Djoss »), sont déclarés coupables d'« association de malfaiteurs », de « complot contre le gouvernement » et condamnés à 15 années de réclusion criminelle.
L'ancien Secrétaire général de la Présidence, Kalilou Doumbia, et le commissaire de police Moustapha Diakité sont, quant à eux, déclarés coupables de « complicité d'association de malfaiteurs », de « complot contre le gouvernement » et condamnés à 7 années d'enfermement.
Des peines très lourdes, qui ne tiennent compte ni des tortures atroces subies en détention, ni des enlèvements illégaux par les services maliens, ni des nombreuses irrégularités de la procédure pour lesquelles les avocats de la défense avaient réclamé la nullité des poursuites. Alors que leur unique accusateur n'avait même pas pu reconnaître au tribunal ni le visage ni la voix des personnes qu'il prétend dénoncer, et qu'aucune preuve matérielle de complot n'a été présentée, la Cour a donc estimé que les six hommes étaient coupables. Ils devront également verser un franc CFA symbolique à l'État malien au titre de réparations.
Quant aux accusations de détournements de fonds publics portées contre les militaires au pouvoir par le colonel Kassoum Goïta, qui affirme que c'est là la vraie raison de sa mise en cause et de celle des autres condamnés, elles n'ont pas même été mentionnées, ni par le président de la Cour, ni par le procureur. Et ne feront de toute évidence l'objet d'aucune investigation.
Le procureur, qui avait requis des condamnations encore plus sévères, a « pris acte » d'une décision rendue, selon lui, « au nom du peuple malien ».
« C'est scandaleux, c'est un déni de justice », s'indigne un proche des accusés. « Quand la justice refuse de dire le droit, le citoyen n'a plus de refuge, c'est le pays que l'on détruit sous nos yeux », s'emporte encore cette source, partagée entre colère et désarroi. Selon leur entourage, les avocats de la défense comptent se pourvoir en cassation. Ils envisagent également de saisir les juridictions internationales.
L'ancien Secrétaire général de la Présidence, Kalilou Doumbia, et le commissaire de police Moustapha Diakité sont, quant à eux, déclarés coupables de « complicité d'association de malfaiteurs », de « complot contre le gouvernement » et condamnés à 7 années d'enfermement.
Tortures, irrégularités, absence de preuve
Des peines très lourdes, qui ne tiennent compte ni des tortures atroces subies en détention, ni des enlèvements illégaux par les services maliens, ni des nombreuses irrégularités de la procédure pour lesquelles les avocats de la défense avaient réclamé la nullité des poursuites. Alors que leur unique accusateur n'avait même pas pu reconnaître au tribunal ni le visage ni la voix des personnes qu'il prétend dénoncer, et qu'aucune preuve matérielle de complot n'a été présentée, la Cour a donc estimé que les six hommes étaient coupables. Ils devront également verser un franc CFA symbolique à l'État malien au titre de réparations.
Quant aux accusations de détournements de fonds publics portées contre les militaires au pouvoir par le colonel Kassoum Goïta, qui affirme que c'est là la vraie raison de sa mise en cause et de celle des autres condamnés, elles n'ont pas même été mentionnées, ni par le président de la Cour, ni par le procureur. Et ne feront de toute évidence l'objet d'aucune investigation.
« Déni de justice »
Le procureur, qui avait requis des condamnations encore plus sévères, a « pris acte » d'une décision rendue, selon lui, « au nom du peuple malien ». « C'est scandaleux, c'est un déni de justice », s'indigne un proche des accusés. « Quand la justice refuse de dire le droit, le citoyen n'a plus de refuge, c'est le pays que l'on détruit sous nos yeux », s'emporte encore cette source, partagée entre colère et désarroi. Selon leur entourage, les avocats de la défense comptent se pourvoir en cassation. Ils envisagent également de saisir les juridictions internationales.
Autres articles
-
Tunisie: l'opposant Rached Ghannouchi dans un état «critique», selon ses avocats
-
France: des dizaines de milliers d'évacués et des renforts aériens attendus après des incendies dans le Sud-Ouest
-
Syrie: deux orphelines détenues dans un camp pour les familles de l'EI délaissées par l'État français
-
Moyen-Orient: les États-Unis conditionnent l'accord sur le nucléaire avec l'Arabie saoudite à une reconnaissance d'Israël
-
Les États-Unis vers un budget de défense record de 1150 milliards de dollars en 2027





Tunisie: l'opposant Rached Ghannouchi dans un état «critique», selon ses avocats


