Il est 19 heures, la procession du cardinal traverse la haie de la cathédrale, c’est le début du culte, puis ce moment où Fridolin Ambongo use de son franc parler. « Notre peuple, le peuple congolais souffre devant l’indifférence de ceux qui sont confortablement assis dans leurs maisons, ceux qui sont confortablement installées dans les conditions matérielles qui ne doutent de rien, de telles sortes que la misère des autres, les difficultés de communication à Kinshasa, ce n’est pas leur problème ».
En toile de fond, l’archevêque peste contre l’entêtement de l’exécutif malgré les injonctions du Parlement à supprimer la taxe sur le registre des appareils mobiles. Une taxe annuelle de moins de 10 dollars prélevée à tout détenteur de téléphone depuis plus d’un an.
Pour le cardinal, « il est temps que les choses changent ».
« Il a le sens de dire la vérité »
Dans la cour de la paroisse, le cardinal est bien connu par ses fidèles Éric et Bilale. « Notre père spirituel n’a pas vraiment abordé l’aspect politique comme il l’a l’habitude de le faire de temps en temps, c’est une journée exceptionnelle […] Il ne peut pas prêcher sans parler de la vie, du quotidien de sa population. Il a le sens de dire la vérité ».
La vérité pour Fridolin Ambongo, c’est que le pays s’enlise dans la spirale de la violence, l’exploitation de pauvres et l’abus du pouvoir à cause d’un « égoïsme révoltant ».
Le cardinal était attendu sur plusieurs questions. De la commission électorale, aux tensions politiques ou encore la situation sécuritaire.
En toile de fond, l’archevêque peste contre l’entêtement de l’exécutif malgré les injonctions du Parlement à supprimer la taxe sur le registre des appareils mobiles. Une taxe annuelle de moins de 10 dollars prélevée à tout détenteur de téléphone depuis plus d’un an.
Pour le cardinal, « il est temps que les choses changent ».
« Il a le sens de dire la vérité »
Dans la cour de la paroisse, le cardinal est bien connu par ses fidèles Éric et Bilale. « Notre père spirituel n’a pas vraiment abordé l’aspect politique comme il l’a l’habitude de le faire de temps en temps, c’est une journée exceptionnelle […] Il ne peut pas prêcher sans parler de la vie, du quotidien de sa population. Il a le sens de dire la vérité ».
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