Les dissensions ont pris une autre ampleur depuis l’évocation de la question du porte-parole de l’opposition, poste inscrit dans la Constitution. Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi se verraient bien occuper cette position, selon leurs états. Ce qui n’est pas du goût de Martin Fayulu et d’Adolphe Muzito.
S’exprimant à Paris vendredi devant la diaspora congolaise, Fayulu a même accusé ses camarades de tenter de réduire son influence en acceptant d’occuper ce poste.
Pour sa part, Katumbi, qui ne s’aligne pas dans la stratégie de Fayulu, a demandé à ce dernier, sans le citer nommément, de retirer également ses députés de l’Assemblée nationale s’il ne se considère pas comme opposant.
L’autre point de divergence est le poste de rapporteur adjoint de l’Assemblée nationale qui est réservée à l’opposition. Déjà amputés de deux de leurs camarades venus gonfler les rangs du pouvoir, les quatre leaders de Lamuka qui sont restés sont également divisés en deux camps.
Le premier est composé de Jean-Pierre Bemba et de Moïse Katumbi. Ils disent se ranger dans une opposition dite exigeante et républicaine alors que Martin Fayulu et Adolphe Muzito ne reconnaissent pas Félix Tshisekedi comme président de la République et se battent encore pour, disent-ils, la vérité des urnes.
Ces dissensions se révèlent au moment où Jean-Bemba se concentre sur la restructuration de son parti et Moïse Katumbi se prépare également à lancer le sien.
S’exprimant à Paris vendredi devant la diaspora congolaise, Fayulu a même accusé ses camarades de tenter de réduire son influence en acceptant d’occuper ce poste.
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