En République démocratique du Congo (RDC), le président veut plus de rationalité budgétaire. Lors du dernier Conseil des ministres, il a une nouvelle fois demandé au gouvernement de lancer un processus d’identification des « institutions dont la pertinence n’est plus avérée, mais qui continuent de mobiliser des ressources publiques importantes ». Objectif : financer l’effort de guerre.
Le Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL), organisation de la société civile qui alerte notamment sur les dérives budgétaires, demande ainsi depuis plusieurs années ce nettoyage dans les structures étatiques.
Réduire le train vie de l’État de près d’un milliard de dollars
Selon son coordonnateur national, Valéry Madianga, plus d’une cinquantaine de ces structures seraient problématiques. Elles se situent au niveau des institutions : ministères, présidence ou encore Parlement. D’après lui, certaines viennent en doublon d’autres agences. D’autres n’ont même plus de raison d’exister. « Je donne le cas du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral qu’on a créé en 2016-2017, souligne-t-il au micro de Paulina Zidi. Aujourd’hui, cette institution publique n’a plus sa raison d’être. Pourtant, elle consomme chaque année, en moyenne, 2 millions de dollars, qu’on pourrait par exemple affecter à la construction de laboratoires médicaux au niveau des provinces. Si vous mettez ces 2 millions sur l’espace d’une décennie, imaginez tout ce qu’on peut allouer au niveau des services aux pauvres. »
Mais pour le CREFDL, il faut aller plus loin et s’intéresser aussi aux lignes budgétaires des différentes institutions étatiques. Dans ce sens, l’organisation de la société civile a adressé en février une lettre à la Première ministre avec des pistes pour réduire le train de vie de l’État de près d’un milliard de dollars.
Le Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL), organisation de la société civile qui alerte notamment sur les dérives budgétaires, demande ainsi depuis plusieurs années ce nettoyage dans les structures étatiques.
Réduire le train vie de l’État de près d’un milliard de dollars
Selon son coordonnateur national, Valéry Madianga, plus d’une cinquantaine de ces structures seraient problématiques. Elles se situent au niveau des institutions : ministères, présidence ou encore Parlement. D’après lui, certaines viennent en doublon d’autres agences. D’autres n’ont même plus de raison d’exister. « Je donne le cas du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral qu’on a créé en 2016-2017, souligne-t-il au micro de Paulina Zidi. Aujourd’hui, cette institution publique n’a plus sa raison d’être. Pourtant, elle consomme chaque année, en moyenne, 2 millions de dollars, qu’on pourrait par exemple affecter à la construction de laboratoires médicaux au niveau des provinces. Si vous mettez ces 2 millions sur l’espace d’une décennie, imaginez tout ce qu’on peut allouer au niveau des services aux pauvres. »
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