Le Syndicat des enseignants du Congo pointe du doigt certaines écoles catholiques conventionnées avec l’État. Selon la secrétaire générale du Syeco, ces établissements privés contournent les instructions du nouveau chef de l’État qui entend appliquer la gratuité dans les écoles primaires et épargner ainsi aux parents cette lourde charge. Cécile Tshiyombo, secrétaire générale du Syndicat des enseignants du Congo, dénonce cette situation : « Ces écoles continuent à demander à ce que les parents paient les frais. Au Nord-Kivu, il y a des écoles toujours conventionnées catholiques qui exigent que les parents continuent à payer les frais de fonctionnement. On ne peut pas avoir un État dans un État ».
Jean-Bosco Puna, du Syndicat national des enseignants catholiques (Synecat), souhaite nuancer : les écoles catholiques qui ne jouent pas le jeu de la réforme sont peu nombreuses : « C’est vraiment un pourcentage très négligeable, je dirais même un sur dix. Aucun chef d’établissement ne doit recourir encore aux parents. Les écoles fonctionnent jusqu’à ce jour avec les prévisions budgétaires de l’année passée qui étaient concoctées avec les parents. Et ça prenait même le mois de septembre ».
Pas de confiance en l'État
Approché par RFI, un responsable d’une école catholique de Kinshasa dit ne pas croire à la franchise de la présidence de la République qui « n’a ni planifié cette mesure ni anticipé son financement ». Aucun financement public n’est d’ailleurs prévu avant le mois d’octobre. Le président a toutefois annoncé ce mardi 10 septembre 2019 lors d’un discours à Brazzaville que les dépenses de l’Éducation passeront de 8% à près de 20% dans le nouveau budget.
De leur côté, les enseignants menacent de faire grève d’ici deux semaines si les pouvoirs publics ne convoquent pas au plus tôt une réunion tripartite pour discuter de leur enveloppe salariale qu’il voudrait voir multiplier par dix.
Jean-Bosco Puna, du Syndicat national des enseignants catholiques (Synecat), souhaite nuancer : les écoles catholiques qui ne jouent pas le jeu de la réforme sont peu nombreuses : « C’est vraiment un pourcentage très négligeable, je dirais même un sur dix. Aucun chef d’établissement ne doit recourir encore aux parents. Les écoles fonctionnent jusqu’à ce jour avec les prévisions budgétaires de l’année passée qui étaient concoctées avec les parents. Et ça prenait même le mois de septembre ».
Pas de confiance en l'État
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