Coface, l'assureur-crédit français, vient de rétrograder la note de risque du Sénégal de B à C, pointant du doigt une dette devenue «insoutenable» et une gestion budgétaire qui inquiète les bailleurs. Dans son dernier baromètre des risques pays publié en février 2026, le groupe Coface a acté le déclassement du Sénégal. Le pays quitte la catégorie des risques «assez élevés» (B) pour basculer dans celle des risques «élevés» (C). Une décision qui sonne comme un avertissement sérieux pour l’État, mais aussi pour le secteur privé national.
L’argumentaire des économistes de la Coface est sans concession. Si la croissance est restée robuste ces deux dernières années grâce à la montée en puissance du secteur des hydrocarbures, elle cache une autre réalité. Selon le rapport, le Sénégal traîne un héritage lourd depuis 2019, marqué par des investissements massifs financés en dehors d'une grande transparence. Ces «investissements non déclarés», financés par un mélange de prêts extérieurs et d’endettement sur le marché intérieur, auraient propulsé la dette publique à un niveau vertigineux (environ 130 % du PIB).
Malgré plusieurs cycles de négociations avec le FMI, aucun nouvel accord n’a encore été conclu. Pour les experts de la Coface, «bien que le Sénégal se soit engagé à mener une importante consolidation budgétaire, principalement par des mesures visant à augmenter les impôts et à réduire les exonérations fiscales, il semble peu probable que les objectifs fixés pour 2026 soient atteints».
Pour stabiliser les comptes publics à moyen terme et obtenir un nouvel accord avec le FMI, Coface estime qu’une «réduction plus importante des dépenses publiques pourrait être nécessaire, ce qui pèserait davantage sur la croissance». De plus, selon les experts, «réduire les dépenses sans sacrifier les dépenses sociales constituera un défi pour les autorités».
L’argumentaire des économistes de la Coface est sans concession. Si la croissance est restée robuste ces deux dernières années grâce à la montée en puissance du secteur des hydrocarbures, elle cache une autre réalité. Selon le rapport, le Sénégal traîne un héritage lourd depuis 2019, marqué par des investissements massifs financés en dehors d'une grande transparence. Ces «investissements non déclarés», financés par un mélange de prêts extérieurs et d’endettement sur le marché intérieur, auraient propulsé la dette publique à un niveau vertigineux (environ 130 % du PIB).
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