Dans une salle exiguë d’un centre d’études, onze analystes ont les yeux rivés sur leurs ordinateurs. Tous font partie du projet Politoscope, un outil de surveillance des discours politiques sur le réseau social X (anciennement Twitter), qui passe mille comptes de personnalités congolaises au crible.
« Nous avons plusieurs catégories : les acteurs locaux, les influenceurs, les acteurs politiques, les médias. Nous pouvons, par jour, atteindre 200 tweets, explique le data-analyste Steve Mkusu. Quand il y a 200 tweets, il n’y a pas 200 commentaires : chaque tweet a ses commentaires et c’est là que le travail devient un peu dur. Il y a pas mal de menaces, d’injures, etc. »
Les discours violents sont répertoriés dans une base de données. Un rapport quotidien est ensuite publié, car l’objectif est d’assainir les débats politiques après une campagne électorale marquée par des discours de haine.
« Pour les politiques, la page est terminée, mais pour la société, cette violence reste diffuse, résume Christian Moleka, initiateur du Politoscope. Cette problématique de « congolité » [issue d’un projet de loi qui voulait interdire l’accès aux fonctions de président et autres fonctions régaliennes aux Congolais ayant un parent étranger - NDLR] et des candidats issus de l’étranger restent dans la société aujourd’hui. Comment on fait pour essayer de réguler ça, de ramener les congolais à de bonnes pratiques, revenir à une forme de désescalade verbale, de rediscuter autour des valeurs très saines, c’est-à-dire le respect d’autrui. »
Reste à savoir si les noms des détenteurs de comptes placés sous surveillance peuvent être publiés ou s’ils doivent être floutés : les initiateurs du projet attendent l'avis des juristes.
Des discours pour « imposer un caractère nationaliste », explique Dypol
Cet outil a été créé après une violence qui a atteint un niveau record lors de la dernière campagne électorale, selon le groupe de réflexion Dynamique des politologues congolais (Dypol). Selon ces analystes, cette campagne a été marquée par des discours de haine et ultranationalistes, explique Christian Joseph Atale, son secrétaire général de la Dypol (dynamique des politologues congolais).
« Nous avons plusieurs catégories : les acteurs locaux, les influenceurs, les acteurs politiques, les médias. Nous pouvons, par jour, atteindre 200 tweets, explique le data-analyste Steve Mkusu. Quand il y a 200 tweets, il n’y a pas 200 commentaires : chaque tweet a ses commentaires et c’est là que le travail devient un peu dur. Il y a pas mal de menaces, d’injures, etc. »
Les discours violents sont répertoriés dans une base de données. Un rapport quotidien est ensuite publié, car l’objectif est d’assainir les débats politiques après une campagne électorale marquée par des discours de haine.
« Pour les politiques, la page est terminée, mais pour la société, cette violence reste diffuse, résume Christian Moleka, initiateur du Politoscope. Cette problématique de « congolité » [issue d’un projet de loi qui voulait interdire l’accès aux fonctions de président et autres fonctions régaliennes aux Congolais ayant un parent étranger - NDLR] et des candidats issus de l’étranger restent dans la société aujourd’hui. Comment on fait pour essayer de réguler ça, de ramener les congolais à de bonnes pratiques, revenir à une forme de désescalade verbale, de rediscuter autour des valeurs très saines, c’est-à-dire le respect d’autrui. »
Reste à savoir si les noms des détenteurs de comptes placés sous surveillance peuvent être publiés ou s’ils doivent être floutés : les initiateurs du projet attendent l'avis des juristes.
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