Karatéka professionnel, ceinture noire, 4e dan, licencié en psychologie du travail, mécanicien, le lieutenant John Bompengo travaillait à l’artillerie de la garde présidentielle. Il était poursuivi pour avoir fait partie, selon l’accusation, du peloton d’exécution sommaire de onze Libanais suspectés de complicité dans l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila. Arrêté, le lieutenant John Bompengo est d’abord incarcéré à la prison de Makala à Kinshasa, avant d’être transféré à la prison d’Angenga, dans la province de la Mongala.
Pour son frère, qui porte d’ailleurs le même nom, il a été tout simplement tué : « Nous disons qu’on a tué notre frère. Pourquoi lorsqu’il était malade la famille n’était pas informée ? Pourquoi il n’a pas suivi les soins ? ».
Le procès n'a jamais été clôturé
Rostin Manketa, directeur de l’ONG la Voix des sans-voix, qui suit le dossier, demande tout simplement que le procès qui n’a jamais été clôturé soit rouvert ou encore que tous les autres condamnés dans cette affaire soient libérés : « Que ces personnes puissent retrouver leur famille et nous saisissons cette occasion pour dénoncer la politique mise en place : les exterminer à petit feu. Et ça, ce n’est pas juste. »
Entre temps, John Bompengo et les familles d’autres condamnés affirment recevoir ces derniers jours des appels anonymes. « Nous sommes des victimes de menaces de la part d’inconnus : "Vous allez voir ce qu’on va faire de vous". »
Pour son frère, qui porte d’ailleurs le même nom, il a été tout simplement tué : « Nous disons qu’on a tué notre frère. Pourquoi lorsqu’il était malade la famille n’était pas informée ? Pourquoi il n’a pas suivi les soins ? ».
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