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Recomposition politique : Songué Diouf n'exclut pas une alliance entre l’APR, le PDS et le futur parti de Diomaye Faye



Le paysage politique sénégalais est en pleine recomposition. Invité de l'émission Rue Ménage, le professeur et philosophe Songué Diouf soutient que « les lignes bougent et les alliances de demain commencent déjà à se dessiner ». Face à ce nouveau contexte, il n'exclut pas un rapprochement entre l'APR, le PDS et le futur parti que pourrait créer le président Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, cette recomposition pourrait donner naissance à de grandes coalitions capables de rivaliser avec le PASTEF d'Ousmane Sonko.

L'universitaire estime que la rencontre entre le chef de l'État et son prédécesseur marque le retour à une tradition apaisée. « Nous étions plus ou moins dans une sorte de république des gladiateurs en blanc. Et que cette république des gants blancs avec laquelle on avait divorcé me semble avoir été ressuscité hier », affirme-t-il. Pour le philosophe, cette audience reflète la nature profonde de la culture politique nationale : « Le Sénégal, c'est pas des gens qui sont combattus politiquement et qui deviennent ennemis éternellement pour la vie, non. Le Sénégal, c'est un pays dans lequel on est capable, au-delà des contradictions ponctuelles, à se retrouver autour de l'essentiel. »

Songué Diouf explique que cette démarche a été guidée par les événements et l'histoire républicaine du pays. « Il ne s'est passé rien d'autre que ça a été dicté par les circonstances », précise-t-il. Il ajoute que « la tradition républicaine sénégalaise, je parle de culture politique, dont Bassirou Dioumay Faïs a accepté d'être l'héritier, voudrait que cela ne puisse se passer autrement que cela s'est passé hier ». D'après lui, cet esprit se définit comme « sa lame politique sénégalaise, qui n'est pas dans la rancœur, qui n'est pas dans la haine, mais qui est dans la capacité de dépassement et de transcendance ».

Le philosophe revient enfin sur la position officielle adoptée par le chef de l'État concernant la candidature de Macky Sall à l'ONU. « Tant qu'il n'avait pas été mêlé, tant que c'est par voix de presse comme vous et moi qu'il entendait qu'un fils du pays serait candidat au poste président du secrétaire général des Nations Unies, il n'avait rien à faire, parce que lui, il a eu une institution », analyse-t-il. Songué Diouf conclut que la situation a changé lors de la prise de contact officielle : « Mais à partir du moment où on vient vers lui et qu'on vient lui annoncer notre volonté d'être candidat, ce qu'il a à faire, c'est ce que tout le monde sénégalais fait, tout bon sénégalais ferait. »



Dimanche 19 Juillet 2026 - 20:17


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