Maâti Monjib a été condamné en première instance à un an de prison ferme pour « atteinte à la sécurité intérieure de l'État ». Son procès en appel a de nouveau été renvoyé au 2 décembre prochain.
Un « déni grave du droit », dénonce l'économiste et militant des droits humains Fouad Abdelmoumni, membre du comité de soutien de l’historien.« Nous nous mobilisons, parce que nous considérons que nous sommes en présence d’un cas de déni grave de droit et d’un cas emblématique de la répression de l’opinion et de l’expression, au Maroc », dit-il, joint par Claire Fages de la rédaction Afrique.
Une « aberration judiciaire »
Le défenseur des droits humains est notamment accusé de malversations dans la gestion d'un centre qu'il avait créé pour promouvoir notamment le journalisme d'investigation. « Maâti Monjib est accusé, ainsi que six autres personnes, d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, parce qu’ils avaient formé officiellement, publiquement, des journalistes à l’utilisation de certains logiciels disponibles gratuitement sur Internet. Et il a été condamné, alors qu’il se trouvait en détention et il a été jugé par contumace, alors que c’est une aberration judiciaire », rajoute l’économiste.
Le cas de Maâti Monjib mobilise de nombreuses ONG au Maroc et au-delà des frontières du royaume chérifien. « Nous sommes sur une pente où l’État policier s’exprime de manière féroce et de manière illégitime. Et donc nous considérons qu’il est impérieux de mobiliser l’opinion publique nationale et internationale, pour montrer que ce genre de comportement ne peut pas passer gratuitement », conclut M. Abdelmoumni.
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